11.09.2008
Gestion de l'eau : ne pas faire le lit du dogmatisme
Le quotidien Ouest-France publie dans son édition du jour un dossier sur la gestion de l'eau. Voici le courrier que je viens d'envoyer à ce journal dont je suis un fidèle lecteur tout comme du Télégramme d'ailleurs.
"Dans votre dossier paru dans l’édition de ce jour, vous posez la question de la gestion de l’eau et reprenez les propos tenus par Maxime Paul, vice-président de la CUB-BMO en charge de l’eau. La position qui est la sienne sur le recours au service public pour la gestion de l’eau pose question et mérite quelques éclaircissements. Elle illustre en effet une forme de dogmatisme désuet sur un thème qui engage durablement la collectivité et les habitants. En donnant la réponse avant même d’avoir posé la question, la municipalité oublie de poser d’abord la question des objectifs. Que voulons-nous demain ? A la fois une haute qualité de service d’un point de vue de la disponibilité, des normes sanitaires, et un prix en baisse dans la mesure du possible. En 2000, Quimper, dirigée par Bernard Poignant (PS), avait renégocié son contrat d’affermage, grâce à une mise en concurrence des entreprises, en gagnant au passage 24% sur la facture des abonnés ! Tout en restant lié à un groupe privé. La marge de manœuvre existe donc bel et bien.
Le recours à une gestion publique de l’eau semble, a priori, être le plus avantageux puisqu’il ne fait pas du profit un objectif prioritaire. Mais pour que la réponse soit conforme aux intérêts des habitants de la CUB, une étude comparative doit être menée et le choix de la solution ne peut se faire qu’une fois cet audit réalisé dans le cadre d’un débat public plus large que le simple cénacle du conseil communautaire. C’est aussi cela la démocratie sur un sujet complexe, les rapports publics sur l’eau potable et l’assainissement dépassent au total les 150 pages, truffées de chiffres. Quant à la transparence, on peut l’appeler de ses vœux, la mettre en œuvre semble être une autre affaire. C’est du moins le sentiment que nos concitoyens voisins de l’usine d’incinération, gérée par la Sotraval (une SEM), peuvent avoir quand à leurs demandes d’études sur l’impact de la dioxine émise par la déchetterie répond un silence assourdissant.
Mikaël Cabon
Tête de la liste aux municipales 2008 « Modem-Brest au cœur »
17:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Eau, Brest, Modem, PS, UMP, dogmatisme, cabon
10.09.2008
L'abri Sadi Carnot
On apprend dans la presse du jour que l'Abri Sadi Carnot vient de recevoir une nouvelle entrée. C'est une bonne nouvelle. Elle arrive tout de même après plus de 60 ans dans un quasi-oubli. Il y a peu encore, les élus municipaux ne répondaient pas aux demandes de rendez-vous de l'association qui s'occupait de l'Abri et préféraient ne pas parler de ce sujet, qui appartient certes au passé mais qui éclaire ô combien le futur. C'est donc plutôt un rattrapage qu'une véritable volonté qui nous est présentée ici. On peut le regretter. Comme on peut regretter que ne soit pas mis en oeuvre dès maintenant un projet de valorisation de ce site en y créant un musée dédié au souvenir bien entendu de ce drame, des centaines de français et d'allemands ont trouvé la mort dans l'explosion et l'incendie qui suivit, mais aussi à l'avenir et la paix que nous appelons de nos voeux.
En février 2007, après avoir visité l'Abri avec l'un des survivants, nous avions écrit ce communiqué :
"Communiqué de presse de l’UDF Brest- 8 février 2007
« Abri Sadi Carnot : le devoir de mémoire.
On le sait, la reconstruction de Brest, après son anéantissement par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, a laissé une place minime à l’histoire. Au sein de l’UDF Brest, nous pensons que ce n’est pas une raison pour laisser se déliter les lieux symboliques et ne rien faire pour les valoriser. Ainsi, le poids des ans marque l’abri Sadi Carnot. Y périrent, quelques jours avant la Libération, plusieurs centaines de personnes. L’abri est un haut lieu de notre histoire commune et, à bien des égards, un symbole fort. Rien n’est fait malheureusement afin qu’il prenne toute la place qui devrait être la sienne.
Aussi, nous demandons au maire de Brest de mettre en place une réflexion autour de l’Abri Sadi Carnot et de sa valorisation. Celle-ci nécessite la mise en place d’une signalétique appropriée afin d’informer aux visiteurs et aux Brestois l’emplacement de l’Abri. Cela suppose également que les alentours de l’abri soient régulièrement nettoyés, par respect. De plus, nous proposons qu’il puisse être ouvert plus régulièrement qu’il ne l’est actuellement. Les membres du « Collectif abri Sadi Carnot » ont beaucoup donné. Il est temps que la ville reconnaisse leur travail et les épaule dans ce devoir de mémoire.
Cela peut être l’occasion pour Brest de montrer qu’elle accepte son passé en le mettant en avant. L’occasion peut nous être donnée d’ouvrir un lieu de mémoire avec le prochain réaménagement du Musée des Beaux Arts. Plus généralement, il est temps que soient valorisés les lieux historiques de notre ville. Connaître son passé est le meilleur moyen de se projeter dans le futur.
Albert Sparfel et Mikaël Cabon
21:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sadi Carnot, Modem, Brest, PS, UMP, Cabon
14.04.2008
Déclaration de François Bayrou
Un lien intéressant à consulter pour connaître les futures orientations du Mouvement démocrate.
"Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres."
18:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Brest, cabon, UDf, centre, Finistère, Bayrou
02.04.2008
Non, François Bayrou n’est pas seul
Non, François Bayrou n’est pas seul
A l’aune de certains commentaires ou aux vues des déclarations de quelques nostalgiques de l’UDF, les français pourraient croire François Bayrou isolé. Il serait barricadé avec quelques irréductibles dans la forteresse de ses convictions et de son ambition.
L’image est plaisante mais nous voulons dire combien elle est fausse. Nous qui
avons conduit des listes Modem dans 24 villes de France de plus de 100 000
habitants affirmons ici combien les convictions et les ambitions portées par le président du Mouvement Démocrate sont partagées. Nous incarnons la nouvelle génération annoncée pendant la campagne présidentielle
Nous sortons du clivage gauche-droite, nous n’acceptons pas les vieilles recettes qui usent la
foi de nos concitoyens en la démocratie, nous proposons un modèle de développement économique mieux partagé, nous choisissons le développement durable et l’Europe est notre horizon politique.
Nous avons montré, dans cet exercice politique fondateur que sont les élections municipales, notre capacité à rassembler des équipes et à porter un projet différent de ceux du PS et de l’UMP. Certes les résultats sont parfois en deçà des objectifs mais nous sommes tous conscients d’avoir posé les fondations.
Le Mouvement Démocrate est une organisation naissante, encore dans la transition avec la structure héritée de l’UDF et son fonctionnement n’est pas exempt d’erreurs et de ratés. Pour autant, grâce à l’enthousiasme des militants, notre mouvement s’est installé dans le paysage politique à l’occasion de ces élections et nous comptons aujourd’hui un bon nombre élus, reconduits ou nouveaux. Aussi sommes nous prêts à prendre nos responsabilités et notre part dans l’organisation à construire pour demain.
Notre engagement politique n’est en effet pas éphémère et nous sommes aux côtés de François Bayrou. Il a eu la lucidité d’ouvrir un nouvel espace politique et de dessiner les contours d’une France apaisée, ambitieuse et respectueuse de ses idéaux. Nous la bâtirons avec lui.
Eric Lafond (Lyon), Philippe Berta (Nîmes), Christophe Hénocq (Argenteuil), Jean-Jacques Belezy (Limoges), Mireille Alphonse (Montreuil), Sylvain Canet (Boulogne-Billancourt), Yannick Leflot-Savain (Amiens), Philippe Gonon (Besançon), Gilles Artigues (St Etienne), Benoit Blineau (Nantes), Philippe Lailler (Caen), Hervé Cael (Nice), Chantal Cutajar (Strasbourg), Caroline Ollivro (Rennes), Bruno Ravaz (Toulon), Dominique Fanal (Le Mans), Clotilde Ripoull (Perpignan), Richard Morales (Villeurbanne), Mickael Cabon (Brest), François-Xavier de Peretti (Aix-en-Provence), Georges Fandos (Montpellier), Guillaume Lapaque (Tours), Michel Fanget (Clermont-Ferrand
12:04 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bayrou, Modem, Finistère, PS, UMP, Pellicano
29.03.2008
Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale
Intervention lors de la soirée débat de l'Université Européenne de la paix à Brest, ce jeudi 27 mars 2008
Fin de l'opposition de blocs, émergence de nouvelles puissances, mondialisation de l'économie, crises environnementales, au cours des vingt dernières années le monde a considérablement changé, les facteurs d'insécurité aussi. À quelles menaces considérez-vous que nous devons aujourd'hui faire face?
En 2004 ; Kofi Anan, alors secrétaire général de l'Onu, avait commandé un rapport à plusieurs personnalités planétaires sur le thème suivant : « Un monde plus sûr : une responsabilité partagée ». Plusieurs menaces sur l'équilibre planétaire sont précisées :
- Les menaces d'ordre économique et social (pauvreté, maladies infectieuses, dégradation de l'environnement, etc.);
• Les conflits entre États; pour des questions de partages de ressources ou de territoires
• Les conflits internes (guerres civiles, génocide et autres atrocités, etc.);
• Les armes nucléaires, radiologiques, chimiques et biologiques;
• Le terrorisme;
• La criminalité transnationale organisée
A ces six sources de conflits, il faudrait ajouter les risques de conflits économiques, dont la potentialité est démultipliée par la mondialisation des échanges et la co-dépendance des places financières entre-elles.
Dans ce rapport, l'on voit que la corrélation entre les conflits et le niveau de pauvreté est considérable. L'un des premiers rôles des Nations Unies est de permettre un accès aux services fondamentaux (santé, alimentation, éducation) à la population mondiale. L'hyper-terrorisme semble être la menace la plus nouvelle, et imprévisible, de par les formes qui sont les siennes. Hyper-terrorisme, dont Robert Redeker dit qu' « il n'est pas une révolution mais une guerre sans visée politique ».
Le recours aux armes est-il la solution ? Quelle place voyez-vous pour la prévention et la résolution non violente des conflits ? Etablie à partir des nations victorieuses de la deuxième guerre mondiale, l'Organisation des Nations Unis n'a guère évolué depuis sa création voilà plus de cinquante ans. Quelle adaptation convient-il, selon vous, d'apporter au fonctionnement des Nations Unies afin de pouvoir en appliquer pleinement la Charte, à savoir bannir la guerre comme moyen de résoudre les conflits ?
Le fonctionnement des Nations Unies n'est plus en rapport avec notre temps. Notre pays soutient d'ailleurs l'entrée de l'Allemagne, le Japon, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du sud dans le conseil de sécurité, afin de prendre en compte le poids économique et politique de ces pays dans le monde moderne. Comment dès-lors peut fonctionner un conseil de sécurité si tous ses membres permanents disposent du droit de veto, et quelle serait la réaction des nouveaux entrants si le droit de veto ne leur était pas donné ?
Mais les Nations Unies ne sont pas tout. C'est tout le fonctionnement des organismes internationaux, le Fmi, la Banque mondiale, où survit encore le principe d'un dollar-une voix, nécessitent d'être transformés pour prendre en considération ce que l'on a coutume d'appeler les pays du sud. Cela suppose pour les pays riches d'augmenter leur contribution à l'aide internationale qui s'étiole aujourd'hui pour atteindre en moyenne 0,7% de leur PIB. Si bien qu'une fondation comme celle de Bill Gates dépense chaque année, plus que l'OMS pour la vaccination en Afrique. Ce qui est tout au crédit du fondateur de Microsoft mais qui montre la démission de nos Etats face aux problématique sanitaires mondiales.
La France et l'Europe sont engagées par l'article 26 de la Charte des Nations Unies à ne détourner vers les armements que le minimum de ressources humaines et économiques nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité. Le Traité de Lisbonne, l'OTAN leur enjoignent en même temps d'accroître leur effort militaire. La France et l'Europe doivent-elles selon vous maintenir, renforcer ou réduire leurs budgets consacrés à la Défense ?
Je ne suis pas certain que cela soit la bonne question. A mon sens, celle-ci est la suivante : quel budget est-il à la fois nécessaire et suffisant pour faire face aux missions conférées aux forces de sécurité ? Dans l'attente de la définition de ces missions, il est difficile de déterminer quel est alors le juste niveau. On peut imaginer que le livre blanc et les réformes qui pointent à l'horizon, diminution du nombre de bases militaires, des effectifs des armées, concentration de celles-ci sur leurs missions premières, externalisation, mutualisation des moyens, concentration des structures, ne sera pas sans impact sur le budget de la défense. Rappelons néanmoins, qu'il semble, que pour son degré d'équipement et les missions qui lui sont données, notre armée, nos armées, sont manifestement sous-dotées d'environ 40%, selon les objectifs impartis par modèle armée – 2015.
La question qui suivra sera alors de la réalité de cette réforme sur le moyen-terme. Et puisque nous sommes sur Brest, d'autres paramètres plus prosaïques nous intéressent : l'impact sur le tissu économique local de ces réformes. Déjà le départ du Gesma semble acquis, la venue des SNA de Toulon à Brest ne semble pas l'être. Si bien, qu'il faudra un jour poser la question de l'efficacité de nos parlementaires pour servir les intérêts de notre agglomération. Non pas pour demander toujours plus, mais pour les efforts ne soient pas toujours à sens unique. Si l'armée, comme le dit le ministre de la défense, ne fait plus de l'aménagement du territoire, alors les décisions doivent se prendre en fonction de l'intérêt de la nation, et pas systématiquement habiller Toulon pour déshabiller Brest. Sur la question du deuxième porte-avions nucléaire, là aussi on peut pointer du doigt l'absence de prospective des gouvernants de l'époque de ne pas avoir dégagé suffisamment de crédits pour en construire un deuxième. Aujourd'hui, il faut poser la question de la pertinence de ce projet et surtout de son ordre de priorité, notamment par rapport aux frégates multi-missions dont on saisit que leurs capacités sont plus en rapport avec les nouvelles missions de la Marine. Enfin, pour l'avenir de notre cité, il nous faudra faire définitivement le deuil d'une ville qui vivait de la commande d'Etat, pour tourner la page et trouver un nouveau modèle de développement économique.
Sur le plan européen, la politique de défense commune, avec l'intégration plus importante des armées européennes, à l'instar de l'Eurocorps, suppose d'abord que l'intégration politique soit mieux acceptée. Cela suppose un consensus qui aujourd'hui n'est pas trouvée, et qui, avec 27 membres, sera difficile à obtenir.
Conçue au temps de la guerre froide pour maintenir un équilibre de la terreur entre deux blocs à volonté hégémonique, la dissuasion nucléaire en général et sa variante française (dissuasion du faible au fort) ont-elles encore un sens dans le monde multipolaire d'aujourd'hui confronté à la nébuleuse du terrorisme ? Doit-on accepter l'évolution de cette arme de destruction massive comme arme de "guerre préventive" ? Peut-on faire face à la prolifération nucléaire, sans engager un réel désarmement nucléaire international ?
Dans sa récente allocution à Cherbourg, Nicolas Sarkozy a été très clair, et on peut donner le crédit, en indiquant, je cite : « L'arme nucléaire est une arme de légitime défense" conçue pour frapper les centres de pouvoir, économiques, politiques et militaires d'un agresseur éventuel, et, en tout état de cause, elle s'adresse uniquement aux Etats ». Il est revenu sur ce point, sur les propos de son prédécesseur qui avait pu laisser croire une sorte d'abaissement du seuil nucléaire. Enfin, il a indiqué que la France abaisserait son nombre de têtes nucléaires de 600 à 300. Ce qui est un geste de bonne volonté dans le cadre de la renégociation dans deux ans du traité de non-prolifération nucléaire. Ce désarmement nécessite un organisme chargé d'en assurer le suivi et surtout la réalité. C'est à notre sens le rôle de l'AIEA.
Dans plusieurs pays, dont la France, l'industrie de défense occupe une place importante dans l'économie. De son côté, l'Union Européenne pousse au renforcement de sa base industrielle de défense. N'y a-t-il pas là le risque de voir les intérêts de défense des populations inféodés à ceux de leurs lobbies militaro industriels ?
Le risque que vous évoquez ici n'est pas propre à la question de la défense en général. Chaque pouvoir nécessite, pour ne pas devenir absolu, un contre-pouvoir d'une force équivalente. A défaut, ce n'est plus de démocratie qu'il nous faut parler mais de lobbycratie. Certains régimes, aux Etats-Unis, acceptent volontiers cet état de faits. Il me semble cependant en contradiction avec les principes républicains qui régissent notre Etat. Néanmoins, les industries de l'armement se trouvent actuellement dans une logique économique qui est celle de toutes les entreprises : à savoir l'obtention d'une taille critique suffisante pour pouvoir peser en terme d'innovations et de compétitivité face à leurs concurrents. L'Europe l'encourage. Elle doit rester vigilante à la composition des capitaux de ces entreprises et promouvoir des règles de bonne gouvernance, dont on sait qu'elles ont, par le passé, étaient difficilement conciliables avec les règles du commerce des armes.
<strong>Quelle limitation, quel contrôle de la production et des transferts d'armements, y compris d'armes légères, considérez-vous nécessaires ? Quel désarmement doit-on envisager et comment ? Aux termes de notre constitution, le Président de la République a la responsabilité suprême en matière de défense et de politique étrangère. Cela fait partie de son « domaine réservé ». En conséquence de quoi, la représentation nationale est au mieux tenue informée des traités d'alliance passés, des transferts à des pays tiers de matériels sensibles, d'installation à l'étranger de nouvelles bases militaires…Trouvez-vous cette situation normale ? Et sinon comment envisagez-vous de développer la démocratie dans ce domaine ? Considérez-vous notamment comme essentiel que les citoyens puissent réellement s'informer, réfléchir, débattre sur les questions de "défense et de sécurité" ?
La commission qui s'est mise en place sous la houlette de Jean-Claude Mallet invite les Français, via son site internet à réagir, à proposer, à questionner. On compte pour chacun des thèmes moins de 200 réactions. Des commissions se sont mises en place qui rassemblent différentes personnalités ou représentants des forces vives ou encore des parlementaires, dont Patricia Adam. Le problème de notre régime politique est d'être dominé par la fonction présidentielle. Cela lui confère des avantages en terme de réactivité et de continuité des stratégies. Cela est plus discutable du point de vue démocratique. Quand d'autres pays font voter par leur parlement la présence de leurs forces armées sur des lieux de conflit extérieurs, l'Allemagne par exemple pour des raisons historiques, la France décide par la voix de son chef d'Etat. C'est une situation qui devrait au minimum, recevoir l'onction de la majorité des parlementaires. La réforme des institutions devrait prendre ce point en considération.
Voyez-vous la Paix comme une période sans guerre ou comme une autre manière de vivre ensemble ? Comment développer une culture de paix ?
L'ignorance est le terreau de tous les préjugés. La paix est certes une période de non-guerre. C'est une définition négative qui ne sied pas bien à ce concept. Et comme la guerre voit sa définition évoluer avec le temps, le concept de paix doit lui-aussi s'adapter. Cette manière de vivre ensemble doit appeler à la sérénité et refuser l'intransigeance. Comment ? Cela passe par l'éducation de tout un chacun, l'accès aux connaissances, à la culture, d'une manière générale. Suite à nos échanges, nous avons intégré dans notre projet municipal la création d'une maison de la citoyenneté, qui pourrait se situer dans les futurs anciens locaux de la bibliothèque d'études, en accès libre, et qui accueillerait des conférences, des expositions dédiés aux nouvelles formes de citoyenneté et aussi, et surtout, d'ouverture vers l'autre et ses différences, dont l'histoire nous montre qu'elles sont une source de richesses, et l'histoire de notre pays, à commencer par la généalogie de notre président actuel, en est la meilleure preuve.
Êtes-vous favorable à la poursuite de tels échanges publics ? selon quelles modalités ?
Quand vous êtes venus nous rencontrer dans le cadre de la campagne électorale des municipales, nous vous avons répondu avec promptitude, il me semble que nous étions alors les premiers à le faire, sur notre accord à participer à ce débat. Nous vous avions d'ailleurs proposé de l'intégrer au débat municipal en tant que tel. Car des réformes qui s'annoncent dans le domaine de la défense dépend une partie de l'avenir de notre ville, qui de tout temps, à son avantage ou à son détriment, a été, totalement ou partiellement, dépendante des industries de défense.
La présence du public ce soir montre le désintérêt relatif de nos concitoyens à l'égard des grandes questions de notre temps. Peut-être parce que l'essor de notre société d'information entraîne un sentiment de surinformation, et donc une forme de satiété face à la connaissance du monde dans lequel nous vivons. Or, face à la complexité croissante du fonctionnement de nos sociétés modernes, la facilité consiste à délaisser le débat, la contradiction pour s'enfermer, parfois, trop souvent, dans ses propres certitudes. Ici, comme dans toutes les formes de démocratie, la faible participation aux dernières élections locales le montre, il nous faut réinventer de nouvelles formes de débat. Cette soirée a le mérite d'exister, et je salue ses instigateurs d'avoir le courage de leurs convictions et d'œuvrer jour après jour pour celles-ci.
16:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UEP, Cabon, Modem, UMP, centre, Brest
28.02.2008
Démocratie participative
La démocratie participative ne doit pas se limiter à l’information des citoyens mais bien s’étendre à une véritable consultations. La ville dispose pour ce faire de nombreux interlocuteurs : associations, syndicats, Conseils consultatifs de quartiers etc.
La consultation de la population aux grands projets de la ville et à sa gestion au quotidien est nécessaire à la bonne harmonie de notre ville et de ses quartiers. Nous assurerons donc la refonte du fonctionnement des conseils consultatifs de quartier afin de prendre en considération les demandes d’une démocratie plus directe et plus vivante. Nous améliorerons l’accès aux conseils municipaux et communautaires par des retransmissions sur Internet ainsi qu’un document servant de base aux délibérations.
Les Conseils Consultatifs de Quartier (CCQ) seront présidés par un membre non élu au conseil municipal. Ils seront force de propositions et auteurs de projets soumis au conseil municipal. Les décisions importantes serontsoumises à l’avis des VVQ et leur avis sera joint aux décisions du conseil municipal.
Un budget sera alloué à chaque CCQ, à l’élaboration de ces projets. Bien évidemment, il reviendra au conseil municipal de voter in-fine l’utilisation des fonds.
Une journée des CCQ sera instituée afin de permettre à la population de venir partager leurs travaux et à chaque CCQ d’échanger entre eux.
La communication des conseils consultatifs de quartier sera améliorée notamment avant chaque élection : chaque brestois pourra savoir à quel conseil il se rattache. Un espace « CCQ » sera créé dans chaque mairie de quartier et en mairie centrale. Tous les vecteurs de communication de l’action des CCQ comme de l’action municipale et de ses partenaires sera soutenue ou développée comme les journaux de quartiers, leurs sites internet etc…
Les Conseils Consultatifs de Quartier ont vocation à devenir un laboratoire d’idées pour la municipalité.
09:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Modem, Brest, Cabon, UMP, PS, centre
27.02.2008
Rendez-vous avec Brest
09:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Modem, Brest, Cabon, UMP, PS
Composition de la liste Modem "Brest au coeur"
CABON Mikaël 34 ans Journaliste-Enseignant Quatre Moulins
2 BESNARD Mireille 64 ans Avocate Siam
3 RYCKELYNCK Robert 68 ans Retraité de la marine Saint Pierre
4 MARGOGNE Christine 48 ans Professeur des écoles Kérinou
5 SPARFEL Albert 57 ans Ouvrier d’état retraité St Marc
6 ABDELKADER Fadhela 19ans Etudiante Kerbernard
7 JAOUEN Bruno 38 ans Technicien supérieur St Louis
8 BILLOT Véronique 59 ans Cadre Poul ar Bachet
9 KERBERENES Pascal 43 ans Sapeur Pompier Kerfautras
10 SOULAT Maud 29 ans Chargée d’études, demandeur d’emploi Cavale Blanche
11 CADIOU Ronan 42 ans Responsable associatif, demandeur d’emploi Pontanezen
12 CLEAC’H Josseline 66 ans Orthoptiste Kerigonan
13 GUILLERM Jean-Luc 52 ans Conseiller en formation Douric
14 WILLECOMME Amélie 28 ans Cadre bancaire Siam
15 LABAT Bertrand 45 ans Avocat Pen ar C’hleuz
16 QUERE Monique 45 ans Infirmière Port de commerce
17 CHANTREL André 50 ans Conseiller logement, Demandeur d’emploi Kéredern
18 LE BRIS Elisabeth 60 ans Conseillère d’orientation et Psychologue en retraite Forestou
19 TANNE Bertrand 51 ans Commercial Bellevue
20 SCIEUR Rozenn 40 ans Assistante maternelle, Responsable associative Kerbernard
21 MEVELLEC Albert 59 ans Cadre de la fonction publique Kerampéré
22 GUYADER Ariane 31 ans Chef d’entreprise St Martin
23 MARZIN Ildut 31 ans Secrétaire de rédaction St Louis
24 GUENOLE Claire 35 ans Enseignante Le Stiff
25 LEMONNIER Thomas 29 ans Chef d’entreprise Petit Paris
26 COICAUD Catherine 33 ans Secrétaire Bellevue
27 CARVALHO Raphaël 23 ans Commercial, demandeur d’emploi Quéliverzan
28 OGOR Janig 59 ans Infirmière à la retraite Jean Moulin
29 BELEC Nicolas 24 ans Etudiant Siam
30 RILHO Viviana 21 ans Employée de commerce Pen ar Streat
31 KHA Alexandre 22 ans Gérant de société Kérinou
32 SEVELLEC Caroline 29 ans Assistante maternelle Recouvrance
33 BARS Jean-Louis 65 ans Médecin retraité Pilier Rouge
34 GUILLERM Carole 21 ans Etudiante Douric
35 BIDANEL Jacques 37 ans Informaticien, webmaster de sites associatifs Guelmeur
36 DRIANO Marie-Pierre 48 ans Employée Kéredern
37 DUPRAT Loïc 49 ans Ingénieur d’études Lambézellec
38 EL ALLALI Nabila 19 ans Etudiante Kerbernard
39 LEMETAYER Jean-Pierre 56 ans Expert maritime Port de commerce
40 BODENNEC Aude 29 ans Employée d’accueil Siam
41 BESNARD Julien 24 ans Etudiant St Louis
42 EOUZINOU Madeleine 48 ans Professeur des écoles Kérinou
43 HUON Xavier 60 ans Commercial, chroniqueur Sanquer
44 DOCTEUR Monique 54 ans Employée en invalidité Kerbernard
45 TUFALE Josefo 36 ans Agent de sécurité Pen ar C’hleuz
46 MEVEL Séverine 22 ans Travailleuse intérimaire Lambézellec
47 SCIEUR Hervé 41 ans Ouvrier spécialisé de l’automobile, syndicaliste Le Bot
48 QUERE Béatrice 46 ans Educatrice sportive Europe
49 D’HONDT Christian 65 ans Expert maritime Forestou
50 BILLOT Clémence 18 ans Lycéenne Poul ar Bachet
51 ROPARS Jean-Michel 50 ans Enseignant Le Bot
52 TSAI Yvette 53 ans Commerçante Pontanezen
53 COLLIOU Maxime 33 ans Avocat Lanroze
54 PERHIRIN Renée 83 ans Retraitée de l’Arsenal Recouvrance
55 MERRET Joseph 61 ans Retraité du personnel civil de la défense, Responsable associatif St Martin
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26.02.2008
Réponses à Sud Etudiants
Les étudiants de SUD-ETUDIANTS de BREST ont posé aux candidats aux élections municipales, trois questions dont voici les réponses apportées par l’équipe BREST AU COEUR.
- Certaines municipalités ont manifesté leur soutien aux luttes des sans-papiers : parrainages républicains, présence dans les manifestations, etc. Si vous êtes élu-e-s, que ferez-vous pour soutenir les sans-papiers (notamment étudiant-e-s) et leurs revendications ?
De notre point de vue, l’aspect humain prime sur toute autre considération. Le meilleur moyen de lutter contre l’immigrationclandestine reste l’aide aux pays d’où viennent ces personnes. Dès lors qu’elles sont intégrées (qu’elles travaillent ou qu’elles mènent des études par exemple) ces personnes ont leur place dans notre pays et il appartient à
la collectivité (élus et populations) de tout mettre en oeuvre pour les régulariser et éviter les discriminations. Les expulser pour des raisons comptables n’est pas acceptable et ne doit pas être accepté. Les parrainages et manifestations ne suffisent pas : les élus doivent aussi expliquer aux citoyens pourquoi une personne intégrée est une richesse
pour la société. C’est tout le sens du projet de maison de la citoyenneté que nous portons. La question n’est pas posée, mais les jumelages avec des villes étrangères doivent aussi être l’occasion de
venir en aide aux pays dits “pauvres”.
- Les étudiant-e-s utilisent très largement les bus brestois. Comment comptez-vous améliorer la qualité de service des transports en commun et en faciliter l’accès aux personnes dont le budget est limité ?
Le débat sur le tramway a occulté de notre point de vue beaucoup d’aspects liés aux transports en commun et notamment l’accès pour les personnes dont le budget est limité et notamment les étudiants. Nous proposons de mettre en place un système de fidélisation Ainsi, il est envisageable d’abaisser le coupon mensuel pour les transports en commun ,
sur douze mois, à 15 euros par mois. Il faut aussi penser à des moyens de transport écologiques (vélo à assistance électrique avec des pistes cyclables en continu sur l’ensemble de l’agglomération) et revoir certains trajets. Par exemple, les dessertes du port doivent être améliorées.
- Beaucoup de mamans étudiantes arrêtent leurs études faute de structures d’accueil des enfants en très bas âge : que comptez-vous faire pour y remédier ?
L’accueil des enfants en bas âge se pose cruellement. Nous souhaitons mettre en place des solutions innovantes comme les crèches fonctionnant 24h/24 et des structures permettant d’accueillir plusieurs assistantes maternelles. Cette mutualisation des moyens doit permettre de répondre aux attentes des familles notamment pour ce qui concerne les horaires décalés. Se pose aussi la question du financement : ce point doit être traité avec l’Etat, le Conseil général et les associations. Mais de notre point de vue, il ne peut pas être acceptable qu’une mère arrête ses études faute de structures d’accueil pour les enfants. A noter que ces structures “mutualisées” offrent des opportunités pour la formation de
nouvelles assistantes maternelles. Nous étudierons également de nouvelles disposition de solidarité inter-générationnelles qui permettent à des étudiants d’accéder à des logements chez des personnes âgées. L’UBO porte, semble-t-il, un projet de crèches sur le campus. La ville soutiendra cette initiative.
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25.02.2008
Réunions publiques de la liste "Brest au coeur"
Mercredi 27 Janvier débutent les réunions publiques animées par Mikael CABON et l’équipe BREST AU COEUR. Au cours de ces réunions, Mikael CABON vous présentera le projet porté par son équipe et répondra à vos questions.
Toutes ses réunions commencent à 20 h 30.
Centre-ville : mercredi 27 février salle des syndicats
Europe : jeudi 28 février Centre Socioculturel l’Escale
Lambezellec : vendredi 29 février Centre social Ty An Holl - Keredern
Europe : lundi 3 mars Centre social de Pen ar Creac’h
Recouvrance-Quatre Moulins : mardi 4 mars Centre social de Kerangoff
St Marc : mercredi 5 mars Foyer Laïque
St Pierre : Jeudi 6 mars MPT du Valy-Hir
Bellevue : vendredi 7 mars Centre social de Kenaveden
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