05.11.2008

Barack Obama. Pourquoi il risque de nous décevoir

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L’élection du 44ème président des Etats-Unis aura permis aux présentateurs des journaux du petit matin en France de ressortir leur dictionnaire d’adjectifs et de superlatifs. Au premier rang desquels, le mot Historique. C’est oublier que toute élection présidentielle américaine appartient à l’histoire au moins depuis Theodore Roosevelt et l’implication dans les affaires étrangères de la puissance étatsunienne. Si l’élection de ce président métis, jeune, 47 ans, charismatique, il n’est qu’à écouter ses discours, est sans doute une bonne chose pour les Etats-Unis après huit années de bushisme, il est à craindre que le florilège d’éloges entendu ici et là en France laisse un goût amer. En voici quelques unes des raisons qui ne manqueront de faire réagir les lecteurs d'Agoravox :

1. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Et pas de l’Europe, ne nous en déplaise. Et comme tout président, il se doit en premier lieu de penser à son pays et à ses concitoyens. On peut penser que Barack Obama sur lequel l’emprise de l’idéologie semble faible sera plus ouvert que son prédécesseur à la négociation et à la diplomatie, mais il serait faux de croire qu’il mettra d’autres intérêts que ceux des USA en priorité. Les résultats de cette élection américaine, passionnante comme toujours pour ceux qui aiment la politique, ont ouvert en France la foire à la récupération entre les invités politiques des émissions de télévision et de radios. C’est à qui tire le mieux la couverture à lui, «j’étais à Denver (sous-entendu pour la Convention démocrate) alors que d’autres se préparaient à aller à Reims », relate en substance Laurent Wauqiez ; « Non, il n’est pas à l’image du Chef de l’UMP, il n’est ni agressif, ni narcissique », écrit Pierre Moscovici sur son blog.



1. La crise économico-financière est insoluble à court-terme. La crise financière qui touche les Etats-Unis, et en particulier ses plus vieux bastions industriels, en particulier dans le Nord pour l’industrie automobile, n’est pas terminée. Trois millions d’américains ont perdu leur habitation dans la crise des subprimes et il faudra du temps pour cicatriser ses plaies. Un retour à la croissance n’est pas prévue avant 2010. C’est d’elle que dépendra la résolution de la crise du capitalisme financier. Avec ou sans Barack Obama. Sauf à ce que ce dernier réinvente un nouveau capitalisme en compagnie de ses confrères dirigeants des nations industrialisées.
2. L’Afghanistan reste une priorité militaire. L’une des premières choses que fera le président Obama sera de demander aux nations présentes militairement en Afghanistan d’augmenter leurs effectifs. Comme George Bush l’a fait avec succès. En profitant de son état de grâce international, il devrait bénéficier d’envoi de troupes supplémentaires. Si dans ses discours, Obama indique « qu’il protégera son pays par-dessus-tout, et n’enverra les soldats américains qu’avec une mission claire », en Afghanistan il n’en sera pas de même. L’objectif de lutte contre les Taliban est louable. Leur régime oppressant représentait une verrue sur l’humanisme universel. Néanmoins, on ne voit pas où cette guerre va s’arrêter. Quels en sont les objectifs précis ? Il meurt plus de soldats alliés dans ce pays qu’en Afghanistan. Pourquoi faire ? Quelle en est la fin ?
3. Nos attentes sont disproportionnées. Sur la chaîne parlementaire, Elisabeth Guigou confiait ce matin son espoir que les Etats-Unis signent le protocole de Kyoto. D’abord on dit « ratifient », pour une ancienne ministre de la Justice c’est bien le moins, car l’accord international de diminution des gaz à effet de serre a été signé par les Etats-Unis, qui proposent une alternative un peu floue, mais pas ratifié par le Sénat américain. 95 voix contre 0 sous Bill Clinton en 1997. Onze années ont passé, et certains élus se sont peut-être convertis à la cause. Mais en l’absence de majorité absolue au Congrès (c’est-dire-suffisamment de voix, 60% des sénateurs, 2/3 des représentants), même partisan de l’accord, Obama ne serait pas certain de voir son avis suivi. D’autant que de nombreux états industriels souffrent déjà du ralentissement économique (et leur non-adaptation aux nouvelles tendances sociétales). On voit mal dans ces conditions, les élus de ces Etats accepter un traité qui, à leur sens, va à l’encontre de leurs intérêts.
4. Un messie qui n’est pas prophète. Sur la chaîne ITélévisions, un reportage passait en boucle ce mercredi. Il s’ouvre sur les larmes de Jesse Jackson, compagnon de route de Martin Luther King, et ancien candidat démocrate à l’investiture présidentielle. Puis enchaîne sur le discours de Martin Luther King et établit la comparaison entre Obama et ce dernier. Si tous les deux sont des tribuns, comparaison n’est pas raison. Quand Marin Luther King se fait assassiner en 1968, les noirs disposent depuis quelques années seulement le droit d’aller à l’université et viennent tout juste d’obtenir le droit de vote. La décennie précédente, il aura fallu la révolte de Rosa Parks pour que la ségrégation cesse, progressivement seulement, dans les transports publics américains. Si filiation il y a entre les deux hommes, elle fait d’Obama l’un des héritiers de King. Si son élection a été possible ce 4 novembre, c’est aussi parce que beaucoup, noirs et blancs, se sont battus pour mettre fin à la ségrégation.



Les dictatures de l’émotion et de l’immédiateté sont les principaux ennemis du premier mandat de Barack Obama. Dans un premier temps, tout lui sera permis. Qu’il demande et il sera exaucé. Le second temps sera celui du contre-coup. Où ceux qui ont cru en lui demanderont des comptes. Leur croyance et leur confiance contre un bon retour sur investissement, si possible rapide et sans efforts.



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02.11.2008

Quel avenir pour George Bush ?

Dans trois mois, George Walker Bush ne sera plus président des Etats-Unis, la faute au troisième amendement qui, depuis 1951, interdit au président en exercice de se représenter pour un troisième mandat consécutif, histoire de faire respirer la démocratie. Il laissera sa place pour redevenir un simple citoyen. Simple sûrement, quoique que l'homme soit plus malin qu'on ne le pense. Citoyen pas sûr. Quel effet cela fait-il de ne plus être POTUS, président of United States ? Que fait-on après avoir dirigé le monde libre, quitte à s'enchaîner soi-même à un tas de décisions que l'on ne décide pas pour en laisser le soin à ses conseillers, près de 1.800 au total, pour Bush Junior ?





43 hommes ont été élus présidents des Etats-Unis. Certains n'ont pas eu à se poser la question puisque assassinés dans l'exercice de leurs fonctions : John Fitzgerald Kennedy, Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley. Trois républicains, un démocrate, be careful, George, be careful. D'autres sont décédés dans les mois qui ont suivi la fin de leur mandat, à l'instar de James Knox Polk. D'autres sont morts durant leur mandat, tel Franklin Delano Roosevelt, au début de son quatrième mandat d'une hémorragie cérébrale. Mais l'ensemble des autres ont eu à vaquer à d'autres occupations et à réinventer leur vie.

Prenons l'exemple des présidents américains depuis la Deuxième Guerre Mondiale et de leur espérance de vie post-présidence (EVPP)





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Harry Truman. L'instigateur du plan Marshall quitte la Maison Blanche en 1953, impopulaire comme George W. Bush, qui culmine à 80% de mécontents. Il décédé en 1972. EVPP : 19 ans. Une chute dans sa salle de bain en 1964 en limite la motricité. Attention George donc, notamment en vélo.
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Dwight Eisenhower. Le successeur de Truman meurt en 1969. EVPP : 8 ans.
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John Fitzgerald Kennedy. Son avenir professionnel est définitivement réglé à Dallas en novembre 1963. Il deviendra l'icône de la politique américaine malgré un bilan plutôt contrasté sur le plan de la politique internationale.
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Lyndon Johnson. Le texan prend la succession de Kennedy dans l'avion qui ramène le corps de JFK à Washington. L'Amérique ne peut être sans chef. Il est élu dans la foulée président aux élections de 1964. Il meurt dans son ranch, cinq ans après avoir quitté le pouvoir.
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Richard Nixon. Démissionnaire suite au scandale du WaterGate en 1974, il meurt à New-York en 1994. Espérance de vie post-présidence : 20 ans.
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Gerald Ford. Le tombeur, au sens figuré s'entend, termine le mandat de Nixon. Il meurt en 2006. Espérance de vie : 30 ans. En 1976, quand il est battu par Carter, il gagne néanmoins l'ensemble de l'Ouest américain, y compris la Californie. [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/jlz0he9rtKw" width="425" height="350" wmode="transparent" /]
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Jimmy Carter. L'homme prend la place de Ford pour être battu en 1980 par Ronald Reagan. Il est toujours en vie. Espérance de vie : 28 ans (en cours)
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Ronald Reagan. Le président le plus rigolo des Etats-Unis, sauf peut-être pour les plus pauvres des Américains, accomplit deux mandats. Le plus vieux des présidents au moment de son élection décédé des suites de la maladie d'Alzheimer en 2004. Espérance de vie : 16 ans.
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George Bush Senior. Battu par Clinton en 1992, il est toujours en vie. Espérance de vie : 16 ans (en cours)
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Bill Clinton. Deux mandats et puis s'en va. Toujours en vie malgré quelques ennuis cardiaques. Espérance de vie : 8 ans (en cours)

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George Bush compte donc quelques belles années devant lui. Si l'on se fie aux statistiques ci-dessus, c'est entre 8 et 28 années, voire plus, qui lui reste à vivre. Quel sens donner à sa vie désormais. Passage en revue.





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Ecrire sa biographie. Président américain c'est bien mais cela ne nourrit pas son homme. Le salaire s'établit environ à 400.000 dollars par an. Pas mal, mais compte tenu de la crise économique aux Etats-Unis, et du niveau de vie auquel on s'habitue, semble-t-il, assez vite, si George Bush ne veut pas demander l'aide sociale américaine, il devra trouver de nouveaux revenus. Difficile alors de ne pas céder à la tentation d'écrire ses mémoires. C'est ce que font les présidents sortants dans les mois qui suivent la fin de leur mandat. Profit attendu : quelques millions de dollars avec la vente des droits internationaux. A lui de trouver le « nègre » pour les écrire à sa place. Le premier qui répond Obama a perdu. S'il lui manque encore quelques dollars, il peut demander à son épouse d'écrire un livre de cuisines, à défaut de raconter le quotidien à la Maison blanche, voire d'écrire la version américaine de l'Almanach Vermot. C'est en écrivant sa biographie que Carter pût se sauver de la faillite alors que son exploitation agricole périclitait. Probabilité : 100%.
* Rire de tout. Mais avec n'importe qui. Probabilité : 50%. [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/lTm4p8PbMC0" width="425" height="350" wmode="transparent" /]
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Racheter une entreprise de cacahuètes. Avant d'être président, Carter était un agriculteur du sud. Son créneau : l'exploitation de cacahuètes. Cela ne s'invente pas. Pendant son mandat, il confie les rênes à son épouse. Mais le contexte n'est pas favorable pour se faire du beurre, de cacahuètes, et l'affaire connaît de graves difficultés économiques. C'est son contrat d'édition qui lui permit de subsister décemment. Probabilité : 0%.
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Obtenir le prix Nobel de la Paix. Décidément Carter pourrait être l'exemple à suivre. Jimmy reçoit le prix Nobel de la Paix pour son action en faveur de la paix au Moyen Orient en 2002. Depuis, il s'active sans relâche pour la paix dans le Monde et la promotion de la démocratie. Pas sûr que George soit dans son rôle le plus pertinent en défenseur des valeurs de la liberté. Probabilité : - 100%.
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Devenir Texas Ranger. George Walker Texas Ranger. Pour tous les admirateurs de Chuck Norris dans cette série télévisée d'une rare intelligence, cela ressemblerait au Panthéon de la politique. A voir s'il n'est pas atteint par la limite d'âge. Probabilité : 10%.
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Racheter un club de football américain. Grâce aux relations de sa famille au Texas, George qui vient du très cossu Est des Etats-Unis devient un vrai plouc avec plein d'oseilles. Sa fortune lui permet de racheter, dans les années 80, le club des Texas Rangers, tiens, tiens, et de porter une casquette sur la tête devant une foule en délire. Un retour aux sources possible. Probabilité : 30%.
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Devenir bibliothécaire. C'est une tradition aux Etats-Unis. Chaque ancien président ouvre un musée de sa présidence et une bibliothèque. Lara, son épouse, étant du milieu, c'est une ancienne professionnelle... de la lecture pour tous, elle a même créé une fondation de promotion de la lecture comme semble s'apprêter à le faire Carla Bruni-Sarkozy. Probabilité : 1%. L'actuel président des Etats-Unis préfère l'action à la narration, et dans l'oeuvre monumentale de Tolstoï, « Guerre et Paix », n'a lu que la première partie du titre. Probabilité : 1%.
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Conférencier. Cela va de soi. Il peut envisager de faire payer ses apparitions, et ses discours, quelques centaines de milliers de dollars l'unité. Comme le fait Bill Clinton qui trouve ainsi le moyen de payer ses considérables frais d'avocats, engagés à l'occasion des différents scandales qui ont émaillé sa vie politique. Probabilité : 100%. [youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=wq7sRkg_2Ss[/youtube]
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Retraité. Etre conférencier ce n'est pas un métier. George peut également imaginer pouvoir profiter de la rente d'une retraite bien méritée. Mais où cet argent cumulé au cours de huit années de présidence a-t-il été placé ? Si c'est en actions de banques françaises ou de compagnies d'assurance américaines, cela n'est pas gagné d'avance. Si c'est en titres de compagnies de l'industrie de l'armement ou bien d'ONG de lutte contre la faim dans le monde, le jackpot est assuré. Leur marché n'a jamais été aussi porteur.

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Pape des Born Again. La religion, George n'est pas tombé dedans quand il était petit. C'est après une énième cure de désintoxication que cet ancien alcoolique a THE révélation. Un « born-again », comme on appelle ces chrétiens qui après avoir trouvé que les voies du Seigneur étaient trop impénétrables, cherchent à rattraper le temps perdu en devenant plus bigot qu'une bigoudi. Probabilité : 0% car il n'y a pas de pape chez les protestants.



Vendeur de poupées vaudoues à son effigie, président du FMI, gérant de caisse d'Epargne, il paraît que cela ne demande pas beaucoup de qualifications, animateur de talk-shows, tenancier de bar sans alcool... les perspectives de George Walker Bush sont nombreuses. L'avenir dira si on peut être et avoir été. Go ahead, George.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9sidents_des_%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique

10.10.2008

Je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati

Autant lever le suspense immédiatement, je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati. Cela la décevra sans doute mais je préfère conserver et ma dignité et mon couple intact. Mes filles n'auraient pas compris. Je n'ai rien contre la Ministre de la Justice. Tant qu'elle est ministre, je suis même tout contre. Mais je plaide non-coupable, innocent si vous préférez. D'ailleurs dans la nuit du 14 au 15 juillet, j'étais en Chine, du côté de Canton. Madame Balkany pourrait le confirmer.
 
Salvador ou Edvige

J'avais pourtant un prénom tout trouvé : Salvador. Salvador Dati. Un vrai nom d'artiste. Que dis-je une marque. Il aurait été peintre ou bien croupier au Casino du Croisic. Il aurait eu un métier, un compte en banque chez Lehman Brothers, il aurait fait du scooter avec Jean Sarkozy, peut-être qu'il aurait épousé la fille du Boulanger. Pas la fille Boulanger, la fille du Boulanger, mais ses yeux de myope l'ont empêché d'en voir les charmes, cachés derrière un petit pain en chocolat.

Si cela avait été une fille, elle se serait appelée Edvige. Avec toutes ses fiches, elle aurait été bibliothécaire et serait tombée amoureuse de Monsieur Larousse car « il a plein de mots à l'intérieur qui me font rougir quand je les entrevois ».

Rachida, tu permets que j'appelle Rachida, « je te dis Tu à ceux que j'aime, même si de l'enfant, je ne suis pas le papa », pour parodier Prévert, ce n'est que partie remise. Pour le prochain, tu verras, je ferai les choses comme il faut. Je t'inviterai au resto, tu mettras ta plus belle robe, et puis je t' emmènerai dans ma deux-chevaux. Et nous galoperons comme si nous étions seuls au monde. Mais aujourd'hui ce n'est pas possible, vendredi pareil Je crois que Bénabar n'est pas libre non plus. D'ailleurs on est plusieurs à démissionner du groupe des postulants.

Avec Bernard Laporte et José Maria Aznar on a fondé un groupe sur Facebook babe, « Je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati ». Invités également : l'acteur de théâtre Arthur, Nicolas Sarkozy, Garcimore, Majax et David Copperfield. Pour l'heure, les trois derniers ont disparu, et les deux premiers réservent leur réponse. Le temps d'une ultime vérification sans doute.

 

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11.09.2008

Gestion de l'eau : ne pas faire le lit du dogmatisme

Le quotidien Ouest-France publie dans son édition du jour un dossier sur la gestion de l'eau. Voici le courrier que je viens d'envoyer à ce journal dont je suis un fidèle lecteur tout comme du Télégramme d'ailleurs.

"Dans votre dossier paru dans l’édition de ce jour, vous posez la question de la gestion de l’eau et reprenez les propos tenus par Maxime Paul, vice-président de la CUB-BMO en charge de l’eau. La position qui est la sienne sur le recours au service public pour la gestion de l’eau pose question et mérite quelques éclaircissements. Elle illustre en effet une forme de dogmatisme désuet sur un thème qui engage durablement la collectivité et les habitants. En donnant la réponse avant même d’avoir posé la question, la municipalité oublie de poser d’abord la question des objectifs. Que voulons-nous demain ? A la fois une haute qualité de service d’un point de vue de la disponibilité, des normes sanitaires, et un prix en baisse dans la mesure du possible. En 2000, Quimper, dirigée par Bernard Poignant (PS), avait renégocié son contrat d’affermage, grâce à une mise en concurrence des entreprises, en gagnant au passage 24% sur la facture des abonnés ! Tout en restant lié à un groupe privé. La marge de manœuvre existe donc bel et bien.
Le recours à une gestion publique de l’eau semble, a priori, être le plus avantageux puisqu’il ne fait pas du profit un objectif prioritaire. Mais pour que la réponse soit conforme aux intérêts des habitants de la CUB, une étude comparative doit être menée et le choix de la solution ne peut se faire qu’une fois cet audit réalisé dans le cadre d’un débat public plus large que le simple cénacle du conseil communautaire. C’est aussi cela la démocratie sur un sujet complexe, les rapports publics sur l’eau potable et l’assainissement dépassent au total les 150 pages, truffées de chiffres. Quant à la transparence, on peut l’appeler de ses vœux, la mettre en œuvre semble être une autre affaire. C’est du moins le sentiment que nos concitoyens voisins de l’usine d’incinération, gérée par la Sotraval (une SEM), peuvent avoir quand à leurs demandes d’études sur l’impact de la dioxine émise par la déchetterie répond un silence assourdissant.
Mikaël Cabon
Tête de la liste aux municipales 2008 « Modem-Brest au cœur »

10.09.2008

L'abri Sadi Carnot

On apprend dans la presse du jour que l'Abri Sadi Carnot vient de recevoir une nouvelle entrée. C'est une bonne nouvelle. Elle arrive tout de même après plus de 60 ans dans un quasi-oubli. Il y a peu encore, les élus municipaux ne répondaient pas aux demandes de rendez-vous de l'association qui s'occupait de l'Abri et préféraient ne pas parler de ce sujet, qui appartient certes au passé mais qui éclaire ô combien le futur. C'est donc plutôt un rattrapage qu'une véritable volonté qui nous est présentée ici. On peut le regretter. Comme on peut regretter que ne soit pas mis en oeuvre dès maintenant un projet de valorisation de ce site en y créant un musée dédié au souvenir bien entendu de ce drame, des centaines de français et d'allemands ont trouvé la mort dans l'explosion et l'incendie qui suivit, mais aussi à l'avenir et la paix que nous appelons de nos voeux.


En février 2007, après avoir visité l'Abri avec l'un des survivants, nous avions écrit ce communiqué :


"Communiqué de presse de l’UDF Brest- 8 février 2007


« Abri Sadi Carnot : le devoir de mémoire.

On le sait, la reconstruction de Brest, après son anéantissement par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, a laissé une place minime à l’histoire. Au sein de l’UDF Brest, nous pensons que ce n’est pas une raison pour laisser se déliter les lieux symboliques et ne rien faire pour les valoriser. Ainsi, le poids des ans marque l’abri Sadi Carnot. Y périrent, quelques jours avant la Libération, plusieurs centaines de personnes. L’abri est un haut lieu de notre histoire commune et, à bien des égards, un symbole fort. Rien n’est fait malheureusement afin qu’il prenne toute la place qui devrait être la sienne.

Aussi, nous demandons au maire de Brest de mettre en place une réflexion autour de l’Abri Sadi Carnot et de sa valorisation. Celle-ci nécessite la mise en place d’une signalétique appropriée afin d’informer aux visiteurs et aux Brestois l’emplacement de l’Abri. Cela suppose également que les alentours de l’abri soient régulièrement nettoyés, par respect. De plus, nous proposons qu’il puisse être ouvert plus régulièrement qu’il ne l’est actuellement. Les membres du « Collectif abri Sadi Carnot » ont beaucoup donné. Il est temps que la ville reconnaisse leur travail et les épaule dans ce devoir de mémoire.

Cela peut être l’occasion pour Brest de montrer qu’elle accepte son passé en le mettant en avant. L’occasion peut nous être donnée d’ouvrir un lieu de mémoire avec le prochain réaménagement du Musée des Beaux Arts. Plus généralement, il est temps que soient valorisés les lieux historiques de notre ville. Connaître son passé est le meilleur moyen de se projeter dans le futur.



Albert Sparfel et Mikaël Cabon

24.06.2008

L'actualité, un plat qui se repasse

Par définition, l'actualité c'est tous les jours et cela change tout le temps. Cette ritournelle peut parfois finir par lasser. Voici ce qu'en disait Albert Camus, cité par Jean Nouailhac dans les Médiacrates, enquête sur une profession au-dessus de tout soupçon. « Voici la rentrée, on va reprendre les tractations, les marchandages, les chicanes. Les mêmes problèmes qui nous excèdent seront conduits dans les mêmes impasses Et chaque fois qu'une voix libre s'essaiera à dire, sans prétention, ce qu'elle en pense, une armée de chiens de garde de tout poil, et de toute couleur aboiera furieusement pour couvrir son écho ». C'était dans Combat le 30 avril 1947. Quelle belle acuité !


  • Ces jours-ci l'actualité se repasse comme un plat qui se mange froid. Sur le thon rouge d'abord. On sait depuis longtemps que cette espèce, au moins en Méditerranée, est menacée par la surpêche. Différentes réglementations, notamment européennes, visent à en diminuer l'exploitation pour conserver des stocks suffisants au grand dam des très riches armements qui exploitent ce poisson historique de Mare Nostrum.
  • Le gouvernement lance une grande campagne d'explication sur le pouvoir d'achat. Pour quatre millions d'euros, il va tenter d'expliquer aux consommateurs qui fixent son attention sur quelques prix symboliques, dont le prix de l'essence, que tout ne va pas si mal. Pour ce montant-là, on aurait pu imaginer donner des leçons d'économie à nos concitoyens.
  • Aujourd'hui est annoncé un énième plan de sauvegarde de la Sécurité sociale. Pour « atteindre l'équilibre », ce sont cette fois-ci les malades longue durée qui devront mettre la main à la poche. A hauteur de trois milliards de frais médicaux non-remboursés par an.

 

  • L'Union européenne se retrouve dans une nouvelle crise existentielle suite au refus des Irlandais de donner leur accord au Traité de Lisbonne. Ainsi, on entend des accusations à l'encontre des habitants de l'Irlande comme quoi, après avoir touché plus de 30 milliards d'euros de subventions européennes, depuis son entrée en Europe (ce qui est bien moins que l'argent touché par les agriculteurs français), il est impensable de saboter la construction européenne en votant contre. L'argent ne serait donc pas un agent corrupteur suffisant. Damned. Faute d'avoir su valider un mode de fonctionnement et une organisation efficiente, l'Europe est en panne et le restera sauf à fonctionner en plusieurs groupes, les partisans d'une Europe politique intégrée d'un côté et ceux qui lui préfèrent une version édulcorée, minimaliste, de l'autre.

 

Quatre sujets qui ronronnent dans le moteur de l'actualité. Encore dans les Médiacrates, l'auteur reprend une partie de la nécrologie de Roger-Pol Droit à propos de Jean-François Revel : « Leurs vrais ennemis : la pensée qui s'égare, l'émotion qui aveugle et fait taire la raison, la croyance qui s'accroche et submerge l'entendement, les mots qu'on prend pour des idées, les illusions qu'on transforme en objectifs à atteindre ». Toujours d'actualité.

14.06.2008

Sur la vallée du Costour

Eric Basquin se bat comme un beau diable pour préserver cette vallée exceptionnelle, située entre Guipavas et le Relecq-Kerhuon.

14.04.2008

Déclaration de François Bayrou

Un lien intéressant à consulter pour connaître les futures orientations du Mouvement démocrate.

"Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.

Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :

Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.

C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres."

07.04.2008

Free Tibet. Le poids des mots, le choc des images

Intéressante cette pause de midi devant la télévision. Où la flamme olympique cherchait à trouver son chemin dans une forêt de manifestants pro-droits de l'homme (car ce n'est pas être contre la Chine que de réclamer les droits les plus fondamentaux que sont la liberté d'expression, d'opinion et d'association). Où les manifestants, virulents mais pacifiques, montraient que l'on peut faire beaucoup sans avoir recours à la force. Cela promet de belles échauffourées lors des prochaines étapes de la flamme olympique. A noter qu'il est temps que les personnes interviewées lors des émissions télévisées mettent leur logiciel à jour puisque personne ne demande de boycotter les jeux olympiques par les sportifs autant cesser de discuter cette position et d'en faire un argument contre toute manifestation contre le totalitarisme en générale et celui du parti communiste chinois en particulier.

02.04.2008

Non, François Bayrou n’est pas seul

Non, François Bayrou n’est pas seul



A l’aune de certains commentaires ou aux vues des déclarations de quelques nostalgiques de l’UDF, les français pourraient croire François Bayrou isolé. Il serait barricadé avec quelques irréductibles dans la forteresse de ses convictions et de son ambition.


L’image est plaisante mais nous voulons dire combien elle est fausse. Nous qui
avons conduit des listes Modem dans 24 villes de France de plus de 100 000
habitants affirmons ici combien les convictions et les ambitions portées par le président du Mouvement Démocrate sont partagées. Nous incarnons la nouvelle génération annoncée pendant la campagne présidentielle

Nous sortons du clivage gauche-droite, nous n’acceptons pas les vieilles recettes qui usent la
foi de nos concitoyens en la démocratie, nous proposons un modèle de développement économique mieux partagé, nous choisissons le développement durable et l’Europe est notre horizon politique.

Nous avons montré, dans cet exercice politique fondateur que sont les élections municipales, notre capacité à rassembler des équipes et à porter un projet différent de ceux du PS et de l’UMP. Certes les résultats sont parfois en deçà des objectifs mais nous sommes tous conscients d’avoir posé les fondations.


Le Mouvement Démocrate est une organisation naissante, encore dans la transition avec la structure héritée de l’UDF et son fonctionnement n’est pas exempt d’erreurs et de ratés. Pour autant, grâce à l’enthousiasme des militants, notre mouvement s’est installé dans le paysage politique à l’occasion de ces élections et nous comptons aujourd’hui un bon nombre élus, reconduits ou nouveaux. Aussi sommes nous prêts à prendre nos responsabilités et notre part dans l’organisation à construire pour demain.


Notre engagement politique n’est en effet pas éphémère et nous sommes aux côtés de François Bayrou. Il a eu la lucidité d’ouvrir un nouvel espace politique et de dessiner les contours d’une France apaisée, ambitieuse et respectueuse de ses idéaux. Nous la bâtirons avec lui.

Eric Lafond (Lyon), Philippe Berta (Nîmes), Christophe Hénocq (Argenteuil), Jean-Jacques Belezy (Limoges), Mireille Alphonse (Montreuil), Sylvain Canet (Boulogne-Billancourt), Yannick Leflot-Savain (Amiens), Philippe Gonon (Besançon), Gilles Artigues (St Etienne), Benoit Blineau (Nantes), Philippe Lailler (Caen), Hervé Cael (Nice), Chantal Cutajar (Strasbourg), Caroline Ollivro (Rennes), Bruno Ravaz (Toulon), Dominique Fanal (Le Mans), Clotilde Ripoull (Perpignan), Richard Morales (Villeurbanne), Mickael Cabon (Brest), François-Xavier de Peretti (Aix-en-Provence), Georges Fandos (Montpellier), Guillaume Lapaque (Tours), Michel Fanget (Clermont-Ferrand

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