14.04.2008
Déclaration de François Bayrou
Un lien intéressant à consulter pour connaître les futures orientations du Mouvement démocrate.
"Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres."
18:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Brest, cabon, UDf, centre, Finistère, Bayrou
02.04.2008
Non, François Bayrou n’est pas seul
Non, François Bayrou n’est pas seul
A l’aune de certains commentaires ou aux vues des déclarations de quelques nostalgiques de l’UDF, les français pourraient croire François Bayrou isolé. Il serait barricadé avec quelques irréductibles dans la forteresse de ses convictions et de son ambition.
L’image est plaisante mais nous voulons dire combien elle est fausse. Nous qui
avons conduit des listes Modem dans 24 villes de France de plus de 100 000
habitants affirmons ici combien les convictions et les ambitions portées par le président du Mouvement Démocrate sont partagées. Nous incarnons la nouvelle génération annoncée pendant la campagne présidentielle
Nous sortons du clivage gauche-droite, nous n’acceptons pas les vieilles recettes qui usent la
foi de nos concitoyens en la démocratie, nous proposons un modèle de développement économique mieux partagé, nous choisissons le développement durable et l’Europe est notre horizon politique.
Nous avons montré, dans cet exercice politique fondateur que sont les élections municipales, notre capacité à rassembler des équipes et à porter un projet différent de ceux du PS et de l’UMP. Certes les résultats sont parfois en deçà des objectifs mais nous sommes tous conscients d’avoir posé les fondations.
Le Mouvement Démocrate est une organisation naissante, encore dans la transition avec la structure héritée de l’UDF et son fonctionnement n’est pas exempt d’erreurs et de ratés. Pour autant, grâce à l’enthousiasme des militants, notre mouvement s’est installé dans le paysage politique à l’occasion de ces élections et nous comptons aujourd’hui un bon nombre élus, reconduits ou nouveaux. Aussi sommes nous prêts à prendre nos responsabilités et notre part dans l’organisation à construire pour demain.
Notre engagement politique n’est en effet pas éphémère et nous sommes aux côtés de François Bayrou. Il a eu la lucidité d’ouvrir un nouvel espace politique et de dessiner les contours d’une France apaisée, ambitieuse et respectueuse de ses idéaux. Nous la bâtirons avec lui.
Eric Lafond (Lyon), Philippe Berta (Nîmes), Christophe Hénocq (Argenteuil), Jean-Jacques Belezy (Limoges), Mireille Alphonse (Montreuil), Sylvain Canet (Boulogne-Billancourt), Yannick Leflot-Savain (Amiens), Philippe Gonon (Besançon), Gilles Artigues (St Etienne), Benoit Blineau (Nantes), Philippe Lailler (Caen), Hervé Cael (Nice), Chantal Cutajar (Strasbourg), Caroline Ollivro (Rennes), Bruno Ravaz (Toulon), Dominique Fanal (Le Mans), Clotilde Ripoull (Perpignan), Richard Morales (Villeurbanne), Mickael Cabon (Brest), François-Xavier de Peretti (Aix-en-Provence), Georges Fandos (Montpellier), Guillaume Lapaque (Tours), Michel Fanget (Clermont-Ferrand
12:04 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bayrou, Modem, Finistère, PS, UMP, Pellicano
04.06.2007
Bayrou à Milizac, une forte mobilisation
L'attraction de ce dimanche c'était lui : François Bayrou. Pour l'occasion on a fermé "le grand plongeon" et réouvert "la grande envolée".
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Milizac, Mérer, UDF, MOdem, MERER
01.06.2007
François Bayrou à Brest dimanche
François Bayrou sera à Brest ce dimanche dans l'après-midi pour soutenir les candidats de l'UDF-Modem du Finistère et notamment Laurent Mérer. Plus de précisions sur le lieu du rendez-vous et l'heure dans les prochaines heures.
Mise à jour : ce sera donc au Trois Curés, le parc d'attraction de Milizac, près de Gouesnou. Rendez-vous sur place vers 15 h 30, à l'entrée les sympathisants et militants seront dirigés vers l'endroit de la réunion. François Bayrou arrivera un peu avant 16 heures. Venez nombreux pour rencontrer le président de 2012 et soutenir les candidats UDF-Modem du Finistère aux élections législatives. Voici le plan pour y parvenir : http://www.larecredes3cures.fr/leplan.html
14:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Modem, Milizac, Brest, Mérer, Bayrou
09.05.2007
Fair play
L’UDF Brest-Mouvement démocrate prend acte de la victoire de Nicolas Sarkozy. Souhaitons pour l’avenir de notre pays, que celui-ci réussisse dans sa mission. Et que cela se fasse dans la sérénité qui sied à la démocratie. Les violences sur Brest accompagnant les résultats de ce scrutin sont à porter au déshonneur de leurs responsables. Il est à espérer qu’elles restent circonscrites et éphémères pour le bien de tous et qu’elles soient sévèrement réprimées par la justice.
Pour autant, la constitution française est ainsi faite que c’est le scrutin législatif qui détermine la véritable politique menée dans notre pays. A cet effet, notre mouvement présentera des candidats dans l’ensemble des circonscriptions du Pays de Brest. C’est l’occasion pour chacun de déterminer une nouvelle fois son choix sur les hommes et les femmes, la richesse de leurs personnalités et de leurs projets, qui porteront les intérêts de notre région. L’occasion aussi pour ceux qui veulent apporter leur pierre à l’édifice d’une force démocrate et centriste de nous rejoindre.
Contact : mdbrest@gmail.com , 06 62 28 31 84
21:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UDF, Mouvement démocrate, Royal, Brest, Bayrou, Mérer
07.05.2007
Les présidentielles avec les Guignols
14:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Molène, Bayrou, Royal, Plouzané, Ploudalmézeau, Brest
La France qui se lève tôt commence par des vacances
Nicolas Sarkozy remporte le scrutin présidentiel avec une forte avance sur Ségolène Royal. Voilà qui fera regretter certains des soutiens de cette dernière de ne pas avoir voté François Bayrou au premier tour. La campagne de Ségolène Royal aura été mollassonne au possible et jamais elle n'aura été en mesure de peser sur cette élection. Tant pis pour elle. Pourquoi pas elle, interrogeaient ses partisans ? La réponse est nette.
On ne peut souhaiter à Nicolas Sarkozy que de réussir. Car il y va de l'avenir de notre pays, de sa place dans le concert des nations. J'ai souvent entendu des promesses électorales, parfois j'y ai cru. J'en suis définitivement revenu.
Après avoir vanté le retour de la valeur travail, Nicolas Sarkozy commence par dix jours de vacances en Corse. Je n'ai rien contre les vacances, mais niveau symbole on a fait mieux. Rendez-vous au Fouquet's hier soir pour l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany le maire condamné pour corruption de Levallois Perret, arborant de grands sourires aux côtés de son ami le nouveau président, puis une retraite en Corse.
Pour quel renouveau ?
Nicolas Sarkozy se pose en candidat du renouveau. Il faudra que l'on m'explique alors : qui était au pouvoir ces cinq dernières années ? Qui est président depuis douze ans ? Je ne crois pas au grand soir de résistances appelé leurs voeux par des anarchistes alcoolisés, ceux-là même qui sur le pont de Recouvrance hier renversaient tout sur leur passage avec force émulsions de levure à bulles poussant des cris de gorets. Quelle bêtise !
Tout commence
Dès aujourd'hui tout commence. Le scrutin législatif qui s'annonce sera plus ouvert qu'on ne l'imagine. L'UDF-Mouvement démocrate en présentant des candidats sur l'ensemble des 577 circonscriptions françaises veut peser sur l'avenir de notre pays en apportant sa touche particulière à la politique française dont on voit bien qu'elle est à l'aube d'une période de renouveau, au moins en ce qui concerne les hommes.
12:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, UDF, Mouvement démocrate, Royal, Brest, Plabennec
05.05.2007
Présidentielles : le gagnant est...
En exclusivité sur le web, le gagnant de l'élection présidentielle française est :
... Jacques Chirac, du moins pour celle de 1995. Résultats de celle du 6 mai 2007 dès 20 heures.
23:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UDF, Mouvement démocrate, Royal, Brest, Bayrou, Mérer
01.05.2007
La vidéo du débat François Bayrou - Ségolène Royal
12:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, Cabon, Brest, UDF
28.04.2007
Le 6 mai, je voterai blanc
J'ai regardé le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou avec attention. Les points de convergence sont importants, et osons l'espèrer, ils le sont aussi avec Nicolas Sarkozy. Nous vivons dans la même société et ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise. Pour autant, je ne vois pas pourquoi choisir Ségolène Royal. Par ailleurs, je regrette les élus UDF qui vont à la soupe en invitant à voter Sarkozy. Face au choix du deuxième tour, je voterai blanc. La touche B comme Bayou sur les machines électroniques.
De la même manière que Jean Peyrelevade d'ailleurs.
Thomas le dit d'une autre façon mais avec autant de pertinence. Je reprends ici, avec son autorisation, son texte :
"Pourquoi je voterai blanc au 2nd tour.
Au premier tour, j’ai voté pour François Bayrou, par conviction. Au second tour, je prévoyais de voter à nouveau pour lui. En son absence, je voterai blanc, toujours par conviction et non pas par indécision.
Voici les raisons de ce choix.
Au premier tour, quand j’ai choisi ce candidat, j’ai adhéré à une personne, à des valeurs, et à un programme. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que François Bayrou est, comme personne, le mieux à même d’être un président de la République réconciliateur et arbitre de la Nation. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que ses valeurs, celles de l’union nationale, de l’identité républicaine plutôt que nationaliste, de l’humanisme, et du fédéralisme européen, sont celles que la France a besoin de mettre en avant. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que son programme, en particulier la lutte draconienne contre l’endettement du pays, l’idée des deux emplois francs pour chaque entreprise, et la priorité absolue à l’éducation, est le mieux à même de réformer notre pays sans que cela aboutisse inutilement à mettre des millions de personnes dans la rue.
A présent, au second tour, je dois choisir mon candidat, qui ne peut plus être François Bayrou. Je dois choisir entre M. Sarkozy et Mme Royal. Là encore, je fais mon choix par rapport à une personnalité, à des valeurs, et à un programme.
Prenons le cas de Nicolas Sarkozy. En ce qui concerne sa personne, bien que je le trouve trop porté sur le conflit et manifestement égocentrique, je dois lui reconnaître qu’il aurait le niveau de compétence pour être président de la République. Mais j’estime que son programme, dans l’ensemble, est truffé de contradictions (les engagements sur les baisses d’impôts varient sans cesse), et surtout, dans l’ensemble, non-financé, ce qui revient à faire des promesses qu’il ne pourra pas tenir. Quant aux valeurs qu’il met en avant, si je suis d’accord avec la réhabilitation de la valeur travail et du sens de l’effort, je suis fondamentalement opposé à son culte du paraître et sa légitimation sans complexes du triomphe du plus fort. Bref, concernant Nicolas Sarkozy, ce sont son programme et ses valeurs qui m’empêchent de voter pour lui.
Prenons à présent le cas de Ségolène Royal. En ce qui concerne sa personne, j’ai depuis plusieurs mois une conviction encore renforcée par son discours lénifiant, et qui sonnait faux, du dimanche 22 avril : elle n’a pas encore le niveau de compétence, l’étoffe, pour être présidente de la République. Je constate en outre que son programme reste massivement dans une logique de primauté de l’intervention de l’Etat pour résoudre les problèmes du pays. Or, j’ai la conviction profonde, comme Lionel Jospin, que « l’Etat ne peut pas tout, » et que c’est un vœu pieux de professer le contraire. Par ailleurs, tout comme pour M. Sarkozy, il est manifeste que l’essentiel des promesses de Mme Royal ne sont pas financées, et que donc, ce sont des promesses qu’elle ne pourra pas tenir. En revanche, je dois admettre que je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle met en avant, à savoir la solidarité, la démocratie participative et l’égalité des chances. Bref, concernant Ségolène Royal, ce sont sa personne et son programme qui m’empêchent de voter pour elle.
Par conséquent, pour des raisons différentes selon que ce soit l’un ou l’autre, je n’adhère ni à Nicolas Sarkozy, ni à Ségolène Royal. J’utiliserai donc la troisième possibilité : le vote blanc.
Dans mon entourage proche, des personnes ayant voté Sarkozy ou Royal au premier tour me pressent, depuis dimanche, de faire un choix. Quand je leur explique alors que je compte voter blanc, ils me répondent systématiquement deux choses. D’abord que voter blanc, c’est ne pas choisir. Ensuite que, selon la formule consacrée, « au premier tour on choisit, au second on élimine. »
Je ne suis d’accord avec aucun de ces deux arguments de type « pistolet collé sur ma tempe. »
Je réponds d’abord que le vote blanc au second tour, contrairement à l’abstension, est un choix. Un choix tout aussi démocratique et respectable que de voter pour M. Sarkozy ou pour Mme Royal. C’est un vote qui exprime mon choix de citoyen. A savoir que, pour des raisons mûrement réfléchies, quand on ne me donne le choix qu’entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je revote Bayrou en votant blanc.
Je réponds ensuite que la logique « au premier tour on choisit, au second on élimine, » cela revient à faire le choix d’un de ces deux camps uniquement par rejet de l’autre camp. Or, je suis du centre. Cela signifie que je n’ai pas contre la gauche ou la droite cette « haine » stérile, et infantile, qu’implique un vote de rejet. J’ajouterai que non, quand je vote au second tour pour un candidat, cela ne peut pas juste signifier que je rejette son adversaire. Voter pour un candidat, c’est s’engager à ses côtés, et devenir co-responsable de son bilan s’il est élu. J’y étais prêt aux côtés de François Bayrou. Je ne le suis pas aux côtés de M. Sarkozy ou de Mme Royal, pour des raisons différentes.
Voilà pourquoi, au second tour, mon vote sera blanc, par conviction.
Thomas Guénolé"
17:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Brest, Cabon, UDF, Sarkozy, Royal, Plouzané







