11.09.2008
Gestion de l'eau : ne pas faire le lit du dogmatisme
Le quotidien Ouest-France publie dans son édition du jour un dossier sur la gestion de l'eau. Voici le courrier que je viens d'envoyer à ce journal dont je suis un fidèle lecteur tout comme du Télégramme d'ailleurs.
"Dans votre dossier paru dans l’édition de ce jour, vous posez la question de la gestion de l’eau et reprenez les propos tenus par Maxime Paul, vice-président de la CUB-BMO en charge de l’eau. La position qui est la sienne sur le recours au service public pour la gestion de l’eau pose question et mérite quelques éclaircissements. Elle illustre en effet une forme de dogmatisme désuet sur un thème qui engage durablement la collectivité et les habitants. En donnant la réponse avant même d’avoir posé la question, la municipalité oublie de poser d’abord la question des objectifs. Que voulons-nous demain ? A la fois une haute qualité de service d’un point de vue de la disponibilité, des normes sanitaires, et un prix en baisse dans la mesure du possible. En 2000, Quimper, dirigée par Bernard Poignant (PS), avait renégocié son contrat d’affermage, grâce à une mise en concurrence des entreprises, en gagnant au passage 24% sur la facture des abonnés ! Tout en restant lié à un groupe privé. La marge de manœuvre existe donc bel et bien.
Le recours à une gestion publique de l’eau semble, a priori, être le plus avantageux puisqu’il ne fait pas du profit un objectif prioritaire. Mais pour que la réponse soit conforme aux intérêts des habitants de la CUB, une étude comparative doit être menée et le choix de la solution ne peut se faire qu’une fois cet audit réalisé dans le cadre d’un débat public plus large que le simple cénacle du conseil communautaire. C’est aussi cela la démocratie sur un sujet complexe, les rapports publics sur l’eau potable et l’assainissement dépassent au total les 150 pages, truffées de chiffres. Quant à la transparence, on peut l’appeler de ses vœux, la mettre en œuvre semble être une autre affaire. C’est du moins le sentiment que nos concitoyens voisins de l’usine d’incinération, gérée par la Sotraval (une SEM), peuvent avoir quand à leurs demandes d’études sur l’impact de la dioxine émise par la déchetterie répond un silence assourdissant.
Mikaël Cabon
Tête de la liste aux municipales 2008 « Modem-Brest au cœur »
17:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Eau, Brest, Modem, PS, UMP, dogmatisme, cabon
10.09.2008
L'abri Sadi Carnot
On apprend dans la presse du jour que l'Abri Sadi Carnot vient de recevoir une nouvelle entrée. C'est une bonne nouvelle. Elle arrive tout de même après plus de 60 ans dans un quasi-oubli. Il y a peu encore, les élus municipaux ne répondaient pas aux demandes de rendez-vous de l'association qui s'occupait de l'Abri et préféraient ne pas parler de ce sujet, qui appartient certes au passé mais qui éclaire ô combien le futur. C'est donc plutôt un rattrapage qu'une véritable volonté qui nous est présentée ici. On peut le regretter. Comme on peut regretter que ne soit pas mis en oeuvre dès maintenant un projet de valorisation de ce site en y créant un musée dédié au souvenir bien entendu de ce drame, des centaines de français et d'allemands ont trouvé la mort dans l'explosion et l'incendie qui suivit, mais aussi à l'avenir et la paix que nous appelons de nos voeux.
En février 2007, après avoir visité l'Abri avec l'un des survivants, nous avions écrit ce communiqué :
"Communiqué de presse de l’UDF Brest- 8 février 2007
« Abri Sadi Carnot : le devoir de mémoire.
On le sait, la reconstruction de Brest, après son anéantissement par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, a laissé une place minime à l’histoire. Au sein de l’UDF Brest, nous pensons que ce n’est pas une raison pour laisser se déliter les lieux symboliques et ne rien faire pour les valoriser. Ainsi, le poids des ans marque l’abri Sadi Carnot. Y périrent, quelques jours avant la Libération, plusieurs centaines de personnes. L’abri est un haut lieu de notre histoire commune et, à bien des égards, un symbole fort. Rien n’est fait malheureusement afin qu’il prenne toute la place qui devrait être la sienne.
Aussi, nous demandons au maire de Brest de mettre en place une réflexion autour de l’Abri Sadi Carnot et de sa valorisation. Celle-ci nécessite la mise en place d’une signalétique appropriée afin d’informer aux visiteurs et aux Brestois l’emplacement de l’Abri. Cela suppose également que les alentours de l’abri soient régulièrement nettoyés, par respect. De plus, nous proposons qu’il puisse être ouvert plus régulièrement qu’il ne l’est actuellement. Les membres du « Collectif abri Sadi Carnot » ont beaucoup donné. Il est temps que la ville reconnaisse leur travail et les épaule dans ce devoir de mémoire.
Cela peut être l’occasion pour Brest de montrer qu’elle accepte son passé en le mettant en avant. L’occasion peut nous être donnée d’ouvrir un lieu de mémoire avec le prochain réaménagement du Musée des Beaux Arts. Plus généralement, il est temps que soient valorisés les lieux historiques de notre ville. Connaître son passé est le meilleur moyen de se projeter dans le futur.
Albert Sparfel et Mikaël Cabon
21:31 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sadi Carnot, Modem, Brest, PS, UMP, Cabon








