« La troisième voie et vite | Page d'accueil | Soutenir le développement économique »
30.01.2008
Refuser la fatalité de l'exclusion
Dans le domaine de l’exclusion, nul besoin de rechercher des solutions miracles : elles n’existent pas. Dans ce domaine en particulier, l’action politique relève du pointillisme, en lien avec les acteurs sociaux, pour construire pierre après pierre avec volonté et abnégation.
L’exclusion revêt des formes diverses. On parle souvent de l’exclusion économique. A raison, elle est la partie la plus visible. Mais n’oublions pas les exclusions culturelles, sociales, politiques. Derrière ce sujet vite consensuel, l’action politique doit viser l’efficacité. Comment ? La question est large. Voici quelques propositions.
- En poursuivant la refonte et la rénovation de l’habitat social, privilégiant les résidences de taille réduite, leur intégration dans les quartiers et la mixité sociale.
- En permettant le développement économique de la ville par le soutien aux TPE et aux PME pour créer des emplois qualifiés et donc mieux rémunérés (temps partagé, implantation de nouvelles entreprises, clubs de chercheurs d’emplois, coachings de chercheurs d’emplois…).
- En soutenant les associations qui œuvrent dans le domaine de l’aide à la parentalité et aux soutiens après la classe sous toutes ses formes
- En permettant la reconnaissance sociale que chacun possède des talents et qu’il faut les valoriser.
- En mettant en œuvre une charte ville-handicap comme nous le proposons pour que l’ensemble des équipements de l’agglomération soit accessibles aux personnes à mobilité réduite.
- En aidant ceux qui en ont besoin à passer leur permis de conduire (condition parfois indispensable pour avoir un job, au-delà même de la question de la possession de la voiture) et leur permettant un usage facilité des transports en commun pour se déplacer.
Mais cette action ici est une action d’accompagnement, d’aides d’urgence pour refuser la fatalité de l’exclusion. Néanmoins, il est un point essentiel sur lequel le futur maire peut agir : il s’agit de la politique de rémunération et de recrutement du personnel municipal (et par extension communautaire).
Dans de trop nombreux services de la ville, le temps partiel subi est de rigueur. Nous devons, à l’occasion des importants départs à la retraite qui nous attendent au sein du personnel de la ville, résoudre ce paradoxe. En recensant les désirs de cette catégorie de personnels et en organisant des concours de catégorie C pour le personnel désireux de passer à temps plein. Ce concours serait préparé grâce à une dotation spéciale (en temps ou en argent) pour préparer ce concours. Il est de la responsabilité de la ville d’être dans ce domaine un modèle de justice sociale. Un poste d’adjoint en charge de la promotion sociale en aurait la charge particulière. Son champs de mission s’étendrait également aux actions à destination des personnes exclues par l’emploi et par l’isolement sociale.
Chaque être humain est un maillon de la chaîne et il n’est pas de maillon faible.
22:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, PS, UMP, Cabon, Municipales, Brest
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://brestoiseries.blogs.letelegramme.com/trackback/20094







