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25.05.2007
Vote électronique : les absents ont toujours tort
« Les partisans du vote papier crient qu'ils défendent la démocratie et que le pourcentage d'erreur est plus important avec les ordinateurs de vote qu'avec le vote papier. La question posée mérite attention et débat. J'eusse aimé cependant que cette véhémence s'exprimât également dans la participation à la tenue des bureaux de vote.
A chaque scrutin, je passe une partie de la journée du dimanche dans les bureaux de vote en tant qu'assesseur ou président. L'ambiance y est souvent confraternelle puisque tout le monde est là en tant que « prisonnier volontaire ». Lors des deux tours de l'élection présidentielle, plusieurs personnes au sein du bureau de Dukas, que je tiens dans le quartier de Kérédern, ont affirmé leur refus du vote électronique, le visage fermé, les dents serrés, le regard noir. Parfois même on nous reprochait directement cette procédure. Toujours avec cette froideur qui ne sied pas à ceux qui s'auto-érigent comme les seuls partisans de la démocratie. Et en l'absence de tout signe de respect pour ceux qui passent dix heures à vérifier des pièces d'identité, tamponner des cartes d'électeur et dire bonjour et au-revoir.
Ce type de comportement est inadmissible quand on sait qu'aucun représentant des partis ou organisations appelant à un moratoire sur le vote électronique n'était présent dans ce bureau ni dans beaucoup d'autres. Et je le dis avec d'autant plus d'humilité que le mouvement que je représente, l'UDF, n'est certainement pas un modèle en la matière.
Depuis quinze ans que je participe à ces opérations électorales, j'ai vu passer le nombre de tables de dépouillement de trois par bureau à une seule sur la fin avant la mise en place du vote électronique. La vraie question qui se pose aujourd'hui n'est pas celle d'un moratoire mais la suivante, plus provocatrice, jusqu'à quand serons-nous assez nombreux pour tenir les bureaux les jours d'élection ? »
15:38 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Vote électronique, UDF, Modem, Mouvement démocrate, Cabon, Brest
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Bourrage d'urnes
Depuis l’ouverture de ce blog consacré aux élections municipales à Brest, j’avais envisagé d’ouvrir une rubrique “bétisier”. Aujourd’hui j’ai doublement l’occasion de vous inviter à son vernissage.
En premier lieu, je remercie Ronan Pétillon qui a f...
Trackback par : Brest municipales 2008 | 07.02.2008
Commentaires
A l'époque de sa publication je n'avais pas vu passer votre note. Il se trouve que je suis dernièrement posé la question à savoir quelle était la position du Modem brestois sur l'opacité introduite dans le processus électoral à Brest par l'imposition sans débat des ordinateurs de vote. Bruno Merer, candidat aux législatives aux municipales n'ayant pas répondu au questionnaire du collectif brestois pour le maintien du vote papier.
Je constate en lisant vos propos que vous semblez vous aligner sur l'argumentation populiste des libéraux socialites.
Juste pour vous apporter un élément de réponse aux reproches que vous faites aux formations politiques (elles sont hélas rares à Brest) qui s'opposent à l'opacité électorale imposée aux citoyens brestois depuis 2004, vous n'êtes pas sans savoir que ce sont les groupes politiques qui fournissent le gros des bataillons des assesseurs. Pour les petites formations, il apparaît difficile de mobiliser du personnel militant pour être présent dans tous les bureaux de vote. Le constat non satisfaisant est que c'est les grosses formations qui proposent le plus d'assesseurs. La contrainte pour les assesseurs des petits groupes politiques c'est qu'ils doivent être présent 10 heures d'affilé (je parle en connaissance de cause) alors que le PS ou l'UMP arrive à faire en sorte d'avoir 2 assesseurs par bureau permettant une journée moins chargée en terme de présence. Une partie du solutionnement de cette problématique serait une meilleure implication des groupes politiques dans la recherche d'assesseurs en amont de leur campagne.
Au lieu de faire un procès d'intention ou vous positionner en donneur de leçons envers ceux qui se mobilisent avec leurs petits moyens pour un retour à la démocratie à Brest, l'on pourrait maintenant s'attendre de celui qui aspire à occuper aujourd'hui la fonction maire à s'intéresser aux problèmes introduits par les ordinateurs de vote opaques et invérifiables.
Quand à la problèmatique à trouver des scrutateurs pour le dépouillement des bulletins papiers, une partie du solutionnement viendrait de la volonté politique à mettre en place des actions de communication pour appeler les citoyens à venir participer à ce moment de grand messe républicaine.
Maintenant, bien que non inscrit aujourd'hui dans une formation politique brestoise, faites moi savoir dans quel bureau de vote vous serez "prisonnier volontaire", je m'honorerai de vous tenir compagnie. Bien qu'habitant à Recouvrance, j'aurai grand plaisir à venir à Paul Dukas retrouver mes amis de Kérédern.
Ecrit par : Chris Perrot | 12.01.2008
Bonjour Chris
Ok pour être "prisonnier volontaire" ensemble lors des prochaines opérations de vote.
Si j'avais été maire, je n'aurais pas initié le vote électronique pour plein de raisons et notamment celle de mon attention aux traditions et aux symboles républicains. Maintenant, c'est fait et je ne vois pas de raisons particulières de s'y opposer. Ou alors il faut s'opposer à l'informatique en général.
Sur la question des bureaux de vote, si le propos de cette note parue dans le Télégramme et dans Ouest-France est ferme, c'est que j'en ai un peu assez d'être pris à parti en tant que président de bureau de vote ou assesseur par des opposants au vote électronique dont la colère suinte du regard. (Vous n'en faites pas partie à ce que je sache).
Le nombre d'assesseurs ne cesse de diminuer. Et il faut bien sur ce point reconnaître les mérites du PS. Sans les colonnes du parti socialiste, impossible de tenir une élection sur Brest. Au sens légal s'entend, faute de citoyens.
Alors oui, il faut certainement ouvrir plus grand les portes de la participation aux bureaux de vote. D'une manière générale, il nous faut plus de transparence, d'échange dans le fonctionnement des collectivités locales, dans l'accès à l'information, dans le partage, l'écoute, dans l'envie d'être ensemble. C'est le sens de mon engagement au sein de la liste Modem-Brest au coeur.
Ecrit par : Cabon Mikaël | 12.01.2008
Votre approche des dossiers est inquiétante. Vous dites : " ... maintenant, c'est fait je ne vois pas de raisons particulière de s'y opposer. " Donc si l'on vous suit dans votre raisonnement, l'équipe Cuillandre a fait une erreur en introduisant la notion de doute dans le processus électoral mais l'on n'aurait plus à se poser de questions maintenant que c'est en place ? Circulez y'a rien à dire ?
A vous entendre ce n'est donc pas si grave que les électeurs et électrices brestois n'ont plus de garantie que leur vote soit bien pris en compte ? Ce n'est donc pas si grave que les électeurs et électrices brestois n'ont plus possibilité de contrôler les élections ? Ces derniers aprécieront votre lecture de la démocratie ainsi que votre manque de recul sur les dossiers.
Vous dites : "... ou alors il faudrait s'opposer à l'informatique en général." . Excusez moi, mais je ne vois pas le rapport. L'on peut promouvoir le progrès que peut nous apporter l'informatique mais condamner son actuelle utilisation dans les processus électoraux. Autant reprendre l'argument de François Cuillandre : "... contester la fiabilité de ces machines, c’est aussi contester à la fin du 19 ème siécle que le train pouvait être un outil performant et qu’il rendait malade ceux qui rentraient à l’intérieur.”.
Saviez-vous que ce sont les informatitiens qui sont les premiers à condamner les ordinateurs de vote actuellement "agréés" par le Ministère de l'Intérieur français?
Saviez-vous que l’ASTI (Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information) s'est dernièrement positionnée contre toute utilisation prématurée de systèmes de vote électronique ? L'ASTI a tenu à "alerter les pouvoirs publics sur l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les électeurs et en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Code électoral."
( http://www.ordinateurs-de-vote.org/Communique-du-20-decembre-2007-Une.html )
Saviez-vous que la France est un des dernier pays en Europe à autoriser l'utilisation des fumeuses machines NEDAP opaques et invérifiables. 7500 machines à voter NEDAP acchetées par le gouvernement irlandais dorment dans un hangar sans avoir jamais été utlisée.
Saviez-vous que la Hollande a dernièrement retiré son agrément à ces ordinateurs de vote NEDAP.
Au final, dans une élection, il ne suffit pas de donner l'illusion d'une grand messe démocratique quand les fondements de cette démocratie sont bafoués.
Quand à la "colére" des opposants au vote électronique qui "suinte", mettez vous cinq minutes dans la peau d'un citoyen à qui l'on lui a enlevé la certitude que son vote soit attribué au candidat de son choix et à qui l'on refuse tout droit de contrôle citoyen depuis presque quatre années. Certes, je le conçois, l'on peut contester ce holp-up démocratie et rester courtois lorsqu'on marque "démocratiquement" son opposition dans les bureaux de vote. Quoiqu'il en soit la mobilisation, bien que ferme, reste respectueuse en général des membres des bureaux de vote et des institutions. Pour souvenir, si de tels attaques au droit de vote auraient eut lieu à une autre époque, certains élu-e-s du peuple auraient fini avec la tête au bout d'une perche ou dans un panier en osier. A méditer. La démocratie est trop fragile pour déléguer son contrôle à des entreprises privées. A moins que cela soit dans l'orientation ultralibérale du MoDem ?
Ecrit par : Chris Perrot | 13.01.2008
Sans rentrer dans le débat, juste apporter un éclaircicement sur deux points que vous citez comme exemple et dont vous ne récupérez, apparemment Mr Perrot ce que vous avez pu en lire sur des blogs d'anti machine à voter sans aller au fond des choses.
La République d'Irlande a bien fait marche arrière pour des raisons que j'ignore. Elle a également perdu avec ce volte-face beaucoup d'argent et rien que ce gaspillage devrait déranger.
Pour les Pays-Bas par contre, il y a une grosse nuance à apporter. Le gouvernement néerlandais a récemment modifié son système de vote ce qui a donc tout naturellement rendu les machines de NEDAP obsolète puisque pas adapté. Dans ce sens oui ce modèle de machine a perdu son accréditation. Mais NEDAP a travaillé sur une nouvelle version qui elle recevra l'agrément. Les Pays-Bas continueront à voter de façon électronique à plus de 90% lors des prochaines élections.
Ecrit par : Damien Allary | 16.01.2008
Au contraire M. Allary, rentrons dans le débat. Et tout d’abord, je n’emploierai pas la terminologie “anti machine à voter” en ce qui concerne le travail d’information effectué par les citoyens revendiquant un vote contrôlable par les électeurs. Il se trouve que les matèriels “agréés” en France ne répondent pas à des exigences de scrutins démocratiques.
Concernant l'Irlande, c'est vrai qu'ils ont fait les choses à l'envers ainsi que dépenser inutilement beaucoup d'argent public. Cela a amené des citoyens à se mobiliser. Il y eu un vrai travail d'audit sur le sujet. Deux rapports ont été publiés. Pour aller plus loin concernant votre information sur le sujet je vous renvoie à la note rédigée sur le site internet : http://www.ordinateurs-de-vote.org/La-conclusion-du-second-rapport-de.html
Des liens vous permettent de consulter les documents cités.
Concernant les Pays-Bas, sur le caractère piratable des ordinateurs de vote, je vous renvoie à la note que j’avais rédigé à l’époque où la démonstration en avait été faite par des informaticiens néerlandais :
http://chris-perrot.hautetfort.com/archive/2006/10/06/les-machines-a-voter-nedap-sont-piratables.html
Fin septembre 2007, une commission gouvernementale chargée d’étudier le système électoral hollandais a conclu qu’il fallait revenir au vote papier tant que les problèmes de vote électroniques n’étaient pas résolus :
http://padawan.info/fr/vote_electronique/les_paysbas_sappreteraient_a_revenir_au_vote_papier.html
Quelques jours après la remise de ce rapport, le gouvernement hollandais a retiré son agrément sur l’ensemble des ordinateurs de vote NEDAP qui équipaient ce pays :
http://padawan.info/fr/vote_electronique/le_fabricant_hollandais_dordinateurs_de_vote_nedap_perd_sa_certification_aux_paysbas_.html
Concernant les nouvelles productions du fabricant NEDAP et l'avenir du vote électronique en Hollande, vous semblez bien informé. N'hésitez pas à partager vos sources.
;-)
Quoiqu'il en soit, cela n'enléve en rien à l'opacité des ordinateurs de vote NEDAP qui sont utilisés actuellement en France. Matériels qui ne répondent pas à des critères de scrutins démocratiques. Ne pas pouvoir garantir à un électeur que son vote soit bien pris en compte est déjà une raison suffisante pour ne plus utliser ces ordinateurs de vote. Revendiquer le contraire serait inquiétant du type de société dans laquelle vous souhaitez vivre.
Bien cordialement,
Ecrit par : Chris Perrot | 16.01.2008
Il serait intéressant concernant le vote électronique de revenir plus simplement aux doutes qu'il suscite :
- Est-il possible à un assesseur ayant relevé précisément l'heure de passage de M. Dupont de connaître au dépouillement quel a été son vote ?
- Ces machines sont-elles "étanches" vis a vis des émissions électromagnétiques ? Si non peut-on suivre en direct ce qu'il se passe dans l'isoloir muni d'un tel dispositif d'écoute ? Quel niveau d'interférence électromagnétique supporte cette machine ? Une antenne relais de téléphonie mobile une borne wifi ou un four à micro-ondes peuvent-ils perturber le vote ?
- Que ce passe-t-il si l'on appuie sur deux boutons (ou plus : avec le nez par exemple) en même temps ?
- le choix du votant est limité : il n'est plus possible d'effectuer un "vote nul" ? (personne n'en a parlé à ma connaissance ...)
- En cas d'interruption de courant électrique, le bureau de vote dispose-t-il d'un système complémentaire d'approvisionnement : onduleur, groupe électrogène ?
Quel est son autonomie ? Rapelons que l'approvisionnement de Brest (et du Finistère) ne tient qu'à un fil ...
En l'absence de ces équipements ne devrait-on pas annuler tout simplement le vote et revenir au vote "papier" ? (provisionnons des bougies en cas de dépouillement tardif !)
- Enfin ce procédé semble allonger considérablement le vote par manque de "fluidité" comme on a pu le voir lors des derniers scrutins. En terme d'incitation à l'engagement citoyen en faveur de la démocratie c'est plutôt un frein. Alors qu'il suffirait d'une affiche bien visible invitant les votants à s'inscrire pour le dépouillement pour résoudre bien des problèmes. A moins que les partis politiques n'apprécient pas que les simples citoyens non encartés s'intéressent de trop près à la chose politique ? Mais cela est un autre débat !
http://www.kiloweb.com
Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 18.01.2008
Une dernière question :
M. Bolloré est-il actionnaire de la société : France Election qui commercialise ces machines NEDAP?
La réponse à cette question n'a aucune importance, mais le fait de se la poser est intéressant.
Reformulée cette question pourrait être : "A qui profite le vote ?"
"Dès lors que l'on nage dans le floue il est aisé de semer le doute!"
http://www.kiloweb.com
Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 18.01.2008
J'ai oublié encore quelques interrogations concernant le vote électronique :
- Sachant que des données circulent dans les lignes de courant (notamment pour interroger les compteurs à distance) quel est le niveau de sécurité de ce système ?
- En cas de panne de courant (la ligne de 400 000 Volts à terre) de quel type de matériel spécifique doit on disposer pour assurer la continuité du scrutin ? Un onduleur classique pouvant communiquer avec l'urne.
- Comment le Président du bureau de vote peut-il déclarer que le scrutin c'est effectué dans de bonnes conditions alors qu'il ne dispose pas du contrôle visuel permanent sur l'urne durant la totalité du scrutin ?
Un bon avocat constitutionnel devrait ce pencher sur ce type de question.
-Quel est le distinguo entre isoloir et urne ceux ci ayant fusionner ?
- Afin de conserver un contrôle visuel sur l'urne (isoloir) et garantir le bon déroulement du scrutin : l'UMP et/ou le Modem devraient proposer d'installer des caméras de surveillances au dessus de l'isoloir (et/ou urne). (Je plaisante ...)
- Un assesseur ou le président du bureau devrait passer après chaque votant pour vérifier l'état de l'urne (la machine à voter). Imaginons que celle-ci soit taguée un chewing-gum (ou post-it, ou crachat ...) y soit apposé?
Je pense qu'il existe un bon arsenal juridique pour paralyser le vote électronique ou le rendre inconstitutionnel.
Car à mon avis il l'est !
Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 18.01.2008
Entre toute les interrogations mises en avant par monsieur Pétillon, celle ci a retenu mon attention :
" Comment le Président du bureau de vote peut-il déclarer que le scrutin s'est effectué dans de bonnes conditions alors qu'il ne dispose pas du contrôle visuel permanent sur l'urne durant la totalité du scrutin ? "
Sincérement, ni le président du bureau de vote ni les assesseurs ne peuvent certifier que le scrutin soit bien passé. Personne ne sachant ce qui intervient au niveau informatique à l'intérieur de l'ordinateur de vote. Rien ne garantit en effet que lorsqu'un électeur sélectionne un choix , que le vote soit bien crédité au compte du candidat sélectionné. C'est pour cette raison, que lors des derniers scrutins auxquels j'ai participé en qualité d'assesseur, je me suis abstenu de parapher les différents procés verbaux qui m'ont été présentés ne pouvant garantir aux électeurs que leurs votes aient été bien pris en compte par la machine.
Autre question pertinente, comment effectuer un recomptage de voix dans le bureau de vote si un citoyen conteste le résultat présenté par le ticket imprimé par la machine. Rien ne permet en effet un recomptage "matériel" des bulletins de vote . Et pour cause, les bulletins de vote ayant été supprimés. Demander à la machine de réimprimer un ticket n'apporterait que de reproduire une information potentiellement fausse.
Bref, Monsieur Cabon, en qualité de Président du bureau de vote, si un électeur conteste le résultat proposé par la machines à voter et vous demande d'effectuer un recomptage manuel des bulletins de vote pour vérification qu'elle sera votre réaction ? Vous l'enverrez sur les roses ou constaterez penaud qu'un recomptage manuel est impossible ? Je vous laisse en tirer les conclusions.
Ecrit par : Chris Perrot | 19.01.2008
Cette page est indexée par le site (oh combien objectif et informatif) de Nedap-France Election (http://www.france-election.fr/presse.php).
C'est pourquoi je suis motivé à apporter ma contribution:
Comment pouvez-vous croire des vendeurs de machines qui disent les énormités suivantes (certaines ne sont plus en ligne depuis octobre, j'ai dû faire une sélection déchirante tellement il y avait d'absurdités):
- "Les résultats fournis par la machine à voter NEDAP sont sûrs à 100 % (...) Ils n’ont donc pas besoin d’être vérifiés" (Bref tout système automatisé fonctionne forcément parfaitement)
- "Tout système de contrôle des machines à voter au sein du bureau n’ont pour unique conséquence que d’instaurer la défiance des électeurs vis-à-vis du système de vote" (surtout dormez, on s'occupe de tout)
Autre remarque qui peut faire pencher la balance à Mikaël: François Bayrou, parlant à la fois des ordinateurs de vote et du vote par Internet, a déclaré qu'« il faut refuser cette évolution et suspendre toute utilisation ». Quitterie Delmas, ainsi que de nombreuses autres personnalités du MoDem en ont fait de même.
Pour résumer ma position:
Le peuple n’a le pouvoir que le jour de l’élection (nous sommes dans une démocratie représentative) et doit l’exercer pleinement. Ainsi il doit pouvoir sanctionner, sans rien craindre, ceux à qui il à délégué le pouvoir.
Rappelons-nous que les pouvoir que nous déléguons à nos élus vont jusqu’à autoriser la privation de notre propre liberté par la force publique.
C'est pourquoi il ne peut déléguer au pouvoir en place ou à une entreprise privée son contrôle du vote. C'est la souveraineté du peuple qui est en jeu (rien que cela!).
http://www.aulnaycitoyen.org
Ecrit par : Hervé Suaudeau | 02.02.2008
Ils sont contre les machines à voter, ils le disent et de plus en plus nombreux signent la pétition : http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition
Par contre je n'ai pas trouvé la moindre trace d'une pétition favorable au maintient voir au déploiement des machines à voter...
Dans un souci d'impartialité il serait utile, pour ce débat, qu'une telle pétition voie le jour.
Mais peut être que les partisans de cette technologie sont-ils eux même convaincus que personne prendrait le risque de soutenir leur action!
Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 02.02.2008
Concernant les difficultés d'approvisionnement en électrique, un spécialiste : Stéphane Duproz, diplômé de l'Institut d’Etudes Politiques en 1986, nous éclaire sur un problème qu'il a rencontré : http://www.journaldunet.com/solutions/itws/060329-it-redbus.shtml
Autant conclure qu'utiliser des groupe électrogène en cas de coupure de cournat ne résoud pas le problème des ordinateurs de vote.
Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 24.02.2008







