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01.11.2006

De l'intérêt général du développement économique de Brest

La politique ne consiste pas simplement à se prendre la tête, à monter sur ses ergots pour des questions d’égos. Par ailleurs, et c’est le propre de la concurrence, une équipe en place, municipale par exemple, travaillera de manière plus efficace si son opposition, au lieu de se diviser, sait se montrer pertinente et pugnace pour l’intérêt commun. Les sportifs, dont je suis, ne me contrediront pas : on est meilleur quand son adversaire d’un jour, ou de toujours, est bon lui aussi.
A l’évidence sur Brest, les conditions ne sont pas réunies pour parvenir à cette émulation réciproque. Entre une équipe municipale, dont dénuée de compétences, qui gère la ville à la petite semaine sans cohésion d’ensemble et qui cherche à municipaliser toutes les initiatives des associations, et une opposition UMP qui n’en peut plus de ses divisions internes étalées au grand jour, il est une place pour des têtes nouvelles soucieuses d’intérêt général, dont l’objectif premier serait de défendre les intérêts de Brest et d’ancrer son destin dans le futur. A mon sens, l’UDF peut y contribuer et en tout cas c’est son ambition. Avec pragmatisme et en délaissant les idéologies du passé.

Créer un fonds d’investissement local
Le développement économique de notre ville par exemple est laissé de côté alors qu’il est le vecteur indispensable d’un mieux-être général. Là où la ville de Vannes réussi à merveille à attirer de nouvelles entreprises, qui se délocalisent de la région parisienne par exemple, Brest peine à vanter ses mérites et ses atouts en dehors de sa propre population. La ville ne manque pourtant pas d’avantages avec une population formée et généreuse au travail. Il lui manque une impulsion générale qui viserait à créer un endroit où il ferait bon entreprendre. Très peu d’outils locaux par exemple existent pour participer aux structurations financières des entreprises innovantes. Les bonnes idées existent, et les Brestois n’en sont pas moins pourvus que les autres (A ce titre, les centres de développement et de recherche d’Ifremer, de Thales, de DCN… regorgent d’idées qui mériteraient d’être développées sur le plan économique). C’est la raison pour laquelle la création d’un instrument de collecte de l’épargne locale, à la manière d’un fonds d’investissement de proximité par exemple, pourrait être une réponse à ce besoin des entreprises qui sont, on le sait, les principales créatrices d’emplois. Cette initiative pourrait être abondée par les collectivités et ferait appel aux habitants pour qu’ils placent leur épargne, en partie, dans un fonds local dont l’objet serait de participer, après une juste étude des dossiers, à l’actionnariat des entreprises. Ainsi les épargnants brestois trouveraient une juste rémunération et utilisation de leur argent au service du développement local et pour le bien de tous. L’idée n’est pas sans risques, mais ceux-ci peuvent être minorées et sont inhérents à tous les placements. Rien de grand ne se construit sans audace.

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