16.02.2007
Donner son sang
L'établissement français du sang (EFS) a lancé un appel urgent aux dons de sang. Les stocks de sang en France sont au plus bas avec à peine une semaine d'avance. La raison en tient en un renouveau de confiance des Français dans la transfusion et dans la démocratisation d'un certain nombre de nouveaux traitements demandeurs en sang.
800 nouveaux donneurs par jour permettraient de pallier ce déficit. A Brest, il est possible de contacter l'EFS situé 46, rue Félix Le Dantec, près de la Faculté de Médecine. 02.98.44.49.39. Dès que mon rhume est passé, j'y vais. A l'heure où la question se pose de rémunérer, ou d'indemniser fortement, le don du sang comme dans certains pays, cela relève presque de la citoyenneté. Et nul besoin de rendre ce don obligatoire pour qu'il soit altruiste;
00:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Don du sang, Brest, EFS, citoyenneté
30.12.2006
Les derniers moments de Saddam Hussein
L‘ex-Raïs irakien a vécu ses dernières heures ce samedi matin. La condamnation de Saddam Hussein avait été, lors de son procès, nette et sans appel au regard du système juridique irakien. L’éxécution d’Hussein n’est pas sans poser de problèmes.
- Le premier, c’est que le dictateur n’a pas été jugé pour l’ensemble des crimes dont il est accusé.
- Le second, c’est qu’elle fait de Saddam Hussein un martyr pour une partie de sa communauté. Cela n’est pas le moindre des paradoxes.
- Le troisième, the last but not the least, comme aiment à dire nos amis les Anglais, c’est qu’elle est non-conforme à l’ensemble des valeurs humanistes qui sous-tendent nos systèmes démocratiques. Alors que l’abolition de la peine de mort va en 2007 devenir constitutionnelle dans notre pays, alors que plusieurs états américains s’interrogent sur la peine de mort, alors que le Japon n’utilise plus ce procédé juridique, alors que les dénonciations pleuvent sur la Chine, dont le régime fait payer aux familles des exécutés le prix de la balle qui tue leur membre, quand celle-ci montre le vrai visage de son régime moyen-âgeux. Alors… alors quand Saddam Hussein meurt, c'est un peu de l'idéal humaniste qui meurt dans une indifférence quasi-générale.
14:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Hussein, peine de mort
03.12.2006
Outreau : le procès d’une hystérie collective
L’affaire d’Outreau restera dans la mémoire judiciaire comme celui d’un échec patent et marqué du sceau de l’infamie. France 5 revenait hier sur cette sombre histoire dans une série de deux documentaires intitulée « Outreau : autopsie d’un désastre », présentée par Carole Gaessler.
A Outreau sont accusées 17 personnes de faits pédophilie et d’appartenir à un immense réseau de proxénétisme international. 13 d’entre elles seront ensuite, comme on le sait, innocentées. Ainsi, Daniel Legrand a le malheur de ne pas être petit et de s’appeler par son nom. La belle affaire. Ce jeune homme, qui habitait à plus de quinze kilomètres, ne sera accusé sur l’apparition d’un surnom, le grand « Dada ». « On m’a fait comprendre que l’on me relâcherait si j’avouais », relate Daniel Legrand. « On lui donnait de l’importance (à Myriam Badaoui, l’accusatrice-coupable) », dit Alain Marécaux, l’ex-huissier de justice.
D’autres questions restent en suspens
Les conséquences de cette affaire sont considérables. Autant l’accusation avait été sans nuances, autant la libération des faux coupables a donné lieu à une vaste entreprise de repentance nationale avec force indemnités, naturelles, à la clé. Sans pour autant poser toutes les questions. « J’ai même été brûlé à l’eau de Javel », dit Legrand père à la commission parlementaire chargée de l’enquête sur l’enquête. François Mourmand s’est suicidé en prison en l’administration, par la camisole chimique des médecins disent ses avocats. Cela a-t-il donné lieu à un vaste débat sur les conditions sanitaires et de sécurité dans les prisons françaises, sans cesse accusées de confondre privation de liberté et négation du respect de l’identité humaine ? Hélas, non.
Depuis, il n’est pas un seul procès lié à des affaires de pédophilie dans lequel l’avocat de la défense n’interpelle pas les juges en leur reparlant de l’affaire d’Outreau. L’erreur judiciaire d’Outreau immobilise en partie notre justice. La vérité ne sort plus de la bouche des enfants.
Il faudra aussi attendre cinq mois à David Brunet, un des innocents d’Outreau, pour revoir son fils, Anthony, qu'il a eu avec Karine Duchochois, plus de trois ans après son incarcération. A-t-on débattu des procédures de placement, et de signalement, dans notre pays qui font généralement le bonheur des dénonciations anonymes ? Non, hélas, non. « Toute cette affaire était censée protéger des enfants. Mais elle en a détruit beaucoup », précise Karine Duchochois.
Lynchage médiatique
Seul l’Abbé Viel est revenu habiter, après son acquittement, à Outreau. Les autres innocents connaissent des fortunes diverses. Alain Marécaux, par exemple, a tout perdu, sa dignité, son cabinet d’huissier de justice, mais aussi l’espoir que l’existence se ponctue de petits bonheurs.
C’est aussi, indirectement, le procès du lynchage médiatique. L’absence du respect de la présomption d’innocence, avant le premier procès, est à ce titre emblématique des faiblesses de la société de l’information, voire de la délation, qui est la nôtre. Les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs retiennent plus facilement les premiers faits que les rectificatifs qui paraissent par la suite. « Il n’y pas de fumée sans feu », diront les bonnes langues soucieux de trouver de la véracité dans les adages populaires. Certes, mais il n’y a pas de feu sans pyromane.
22:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Outreau, échec judiciaire, lynchage médiatique, innoncents







