02.09.2009
Le plus grand quizz de TF1 à Brest le 26 septembre
13:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tf1, brest, cabon, grand quizz, culture générale
17.03.2009
L'humour geek et la loi hadopi

Les jeux vidéos ont ruiné ma vie. Bonne nouvelle, j'ai deux vies supplémentaires
Avec l'explosion de l'informatique, les geeks sont devenus une espèce à part entière avec leurs codes, leur langage, leur système d'exploitation. Preuves vivantes que Darwin avait raison, les Geeks ne sont pas dénués d'humour. On connaissait la série télévisée The Big Band Theory, drôlatique sitcom sur le monde de la recherche, voici maintenant le développement de l'humour geek.
Balguesdegeek en répertorie plusieurs centaines. Exemples. « Les femmes c'est comme les noms de domaines, les meilleures dont déjà prises ». Ou encore, celle-ci,
«- A quoi sert Internet Explorer ?
- A télécharger Mozilla Firefox ».
Cyber-activime contre "Terrorisme cybernétique"
C'est dans ce contexte que le parlement a voté la loi Hadopi sur la protection des oeuvres culturelles sur Internet. Les geeks ne s'y sont pas trompé en lançant de multiples attaques sur le site internet mis en place par le ministère de la culture : jaimelesartistes. Résultat le site officiel est hors-service, et un officieux prend le relais. Malin. Les propos de Christine Albanel, la ministre de la culture sur les « Cinq gus dans leur garage » a eu l'heur de déplaire. La loi ne satisfait pas non plus l'UFC Que Choisir. De son côté, le parti socialiste n'a rien fait pour en empêcher l'adoption soumis aux pressions des artistes qui ont pris l'habitude de le soutenir. Et l'UMP diffuse illégalement des chansons du groupe MGMT durant ses meetings. Le piratage du site lancé par le ministère de la culture n'est pas du goût de la députée UMP Muriel-Marland qui parle de "terrotisme cybernétique". A sa place, je fermerai mon blog.
Ce sont ces mêmes geeks qui constituent la communauté internet en pleine rébellion contre la loi Hadopi. Cette loi souhaite lutter contre le téléchargement illégal en sanctionnant les contrevenants. Outre, la difficulté de contrôle, d'associer un internaute à une adresse IP (quoique ici c'est un peu le même cas que dans les excès de vitesse où l'on sanctionne la voiture), plusieurs possibilités existent déjà pour contourner la loi en utilisant par exemple le streaming (exemple avec les radios Deezer) ou bien l'utilisation de lecteurs situés dans des paradis numériques (et souvent fiscaux aussi) comme le rappelait cet article du journal Le Monde.
Une loi qui empêche la mutation de l'économie du divertissement
Enfin, et surtout, cette loi ne règle rien à la question du droit d'auteur qu'elle vise à défendre mais qu'elle empêche finalement de prendre son envol. Comme si les vendeurs de charrettes du début du siècle avaient réussi à faire interdire la vente de voitures. Ton corps change, le monde change et ce n'est pas sale. Le projet de licence globale permettait d'atteindre les ojbectifs visés.
A vouloir défendre une industrie du divertissement, trop contente de pouvoir se tourner vers la loi pour s'empêcher à toute évolution, la loi Hadopi passe à côté de ce qui devrait être son véritable objectif : la diversité culturelle tout en assurant l'éducation de nos concitoyens à l'économie numérique. On l'oublie trop souvent mais les téléchargeurs illégaux sont également les plus gros acheteurs de produits culturels, et pas de que DVD vierges. Pirates, ils ont volé ma recette.
11:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, ps, ump, brest, politique, internet, cabon
13.02.2009
Pour une Bretagne réunifiée
Communiqué - Appel pour la Bretagne Tout Entière : la réunification est en marche
Le 13 février 2009 - Suite à l'Appel pour la Bretagne Tout Entière lancé le 10 février de Paris, les
représentants bretons du monde de l'économie et de la culture se félicitent de l’accueil reçu.
Le projet de simplification de la carte de l’ouest de la France qui passe par la réunification de
la Bretagne a été transmis à Édouard Balladur, président du comité de la réforme territoriale.
Unies sous une même bannière, plusieurs organisations de la société civile - Bretagne Prospective,
Conseil culturel, Bretagne Réunie, Institut de Locarn et Produit en Bretagne - réaffirment avec force
leur souhait de voir émerger au plus vite une région administrative qui rassemble les cinq
départements bretons. Au-delà de la Bretagne réunie, une solution globale se dessine autour de
quatre régions fortes (Normandie, Vendée-Poitou Charentes, Val de Loire et Bretagne).
Loire-Atlantique : désir de Bretagne
En échos aux manifestations populaires, aux sondages qui donnent, depuis dix ans, plus de 66%
d’opinions favorables à cette Bretagne complète et aux voeux successifs de la Région Bretagne et de
la Loire-Atlantique, nous nous félicitons de l’union sacrée et du soutien des principales forces
politiques. Par leur présence à nos côtés le 10 février, le président de Région Jean-Yves Le Drian
(PS), les parlementaires Marc Le Fur, Jacques Le Guen et Dominique de Legge (UMP), le député de
Nantes François de Rugy (Les Verts), les conseillers régionaux Mona Bras (UDB) et Fabrice Loher
(MoDem) ont tenu à réaffirmer leur volonté unanime d’aboutir à cette réunification tant attendue.
La société civile donne de la voix
Signé par 100 personnalités de premier plan (liste dans le dossier ci-joint), l’Appel a été appuyé par
plusieurs représentants de la société civile venues chez le restaurant Le Divellec, parmi lesquelles
l’entrepreneur Christian Guillemot (UbiSoft), l’ancien PDG de TF1 Patrick Le Lay, la romancière Irène
Frain, Denis Seznec, le patron du Routard Philippe Gloaguen, Noël Couédel du Festival Interceltique
et l'éditorialiste Jean Bothorel. Édouard Balladur a pris connaissance du projet de simplification de la
carte du nord-ouest de la France, transmis par ailleurs à la Présidence de la République fin janvier.
La réunification de la Bretagne est en marche
Depuis le discours du Président de la République devant le Congrès des maires le 27 novembre
2008, plus personne - ou presque - n’ignore que la Loire-Atlantique est bretonne. Nous espérons que
ces mots de l’espoir et la nouvelle donne ouverte par le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon le 25
septembre 2008 se concrétiseront dans les propositions du comité sur les collectivités territoriales,
puis dans la réalité. C’est un moment charnière pour la Bretagne. C’est le moment ou jamais.
Bretagne Réunie, Bretagne Prospective, Conseil culturel, Institut de Locarn et Produit en Bretagne
Contact presse : Ronan LE FLÉCHER – 06 10 52 00 56 – ronan.le.flecher@gmail.com
22:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bretagne, brest
19.01.2009
Portrait google de Raphaël M***
Dans quelques siècles, bien avant que le soleil ne se mue en supernova engloutissant à la manière d'un auto-anthropophage son propre système, il ne restera de notre époque que quelques vestiges urbanistiques et peut-être, selon la résistance de nos disques durs, une invention oulipienne post-oulipo : le portrait Google. Son inventeur, Raphaël M., l'a rendu célèbre, en publiant dans son magazine Le Tigre, le portrait de Marc L., internaute éperdu, petit poucet du web, laissant derrière lui les traces numériques de son passage., comme nous tous, comme la Pallice, sans le savoir. Et comme le disait Gérard de Nerval qui faisait chaque matin conversation à des perroquets.
-
voici ton portrait, Coco.
Raphaël, et dire que j'ai failli passer à côté de toi. Souvent, je suis passé près de ta revue posée délicatement entre Passion Timbres et Porc Magazine sur les linéaires de ma maison de la presse préférée. Pourquoi entre Passion scrapbooking et Porc Magazine, je ne sais pas mais je te promets de poser la question. Peut-être la lettre P. comme celle qui a fait l'objet du volume novembre-décembre 2002 de ton ancienne revue R. de réel, consacrée partiellement aux palindromes.
Parfois j'ai même entrouvert la gueule du Tigre. La couverture était rigolote, la mise en page oulipienne et puis je reposais sans savoir pourquoi. L'absence de pin ups peut-être. Et puis voilà une dépêche sur le web, le Tigre aurait encore griffé en publiant un portrait Google sur Marc L. Je lis l'article, celui sur les Roms aussi, en suis ravi et me voici. Alors Raphaël, je fais mois aussi te tirer le portrait. Tu permets que je te tutoie, j'ai deux ans de plus que toi puisque que tu es né en 1975, quelque part, et puis je dis tu à tous ceux que j'aime même si je ne les ai vus qu'une seule fois. C'est de Prévert. Je sais tu préfères Mallarmé. Tu en as fait un livre « Mallarmé et moi », qui t'as valu les félicitations des uns et l'ignorance des autres. Ce n'était pourtant pas ton premier coup d'essai. Au total, cinq livres, mais cela tu le sais puisque que c'est toi qui les as écris. Avant de devenir le grand chef du Tigre, tu as été le fondateur de R. de réel, un magazine bizarre qui s'est arrêté « parce qu'il n'y avait plus de lettres dans l'alphabet ».
Raphaël et Bianchi
Cette revue tu l'as fondée avec Lætitia Bianchi, très jolie voix, d'un an ta cadette, dont vous êtes propriétaire avec 51% du capital de 25.000 euros même si tu n'as publié aucun bilan ce qui n'est pas bien. C'est dans la bonne ville d'Aubervilliers que Le Tigre a sa cage au 122, rue Danielle Casanova à Aubervilliers. Facile. Ce qui l'est moins c'est de savoir que l'un de tes voisins, Aldo, est un passionné de Pif Gadget à en juger des messages qu'il laisse sur les forums spécialisés. Attention au coussin péteur la prochaine fois que tu t'asseois. Ta moitié littéraire a également écrit avec toi une nouvelle traduction de Lysistrata, une comédie d'Aristophane. Un grec. Ainsi tu as pu participer à un tour du monde pour la paix. Tu A ^m fé 1 do ssié sur la li t ra tur SMS. Désolé, je n'écris pas bien le SMS. Lol.
Un an avant la fin de la publication de la dernière lettre de l'alphabet dans R. de réel, tu as passé un petit temps à Angoulême pour écrire les numéros S et T, ainsi que le journal en ligne W avec des copains dessinateurs. Ta vie c'est vraiment des chiffres et des lettres. Tu aurais peut-être voulu être président du festival un jour. C'est peut-être cela qui t'a poussé à participer à l'écriture du scénario du film de Lionel Delplanque, Président, avec Albert Dupontel dans le rôle phare.
Tu en as passé des heures devant ton ordinateur à chercher des choses drôles à dire, toi qui aime l'informatique sans être informaticien. Le film n'a pas vraiment fonctionné en salles, tu n'es pas devenu le secrétaire d'Etat à la pensée alternative du gouvernement Dupontel, mais les critiques étaient plus favorables. Peut-être une autre fois. Et d'ailleurs, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi. Dans la bible du New York Times sur ceux qui font le cinéma, on mentionne bien ton nom mais quand on clique sur ta biographie, rien n'apparaît. Tu n'existes pas. Là est peut-être ta volonté, toi sur lequel il est paradoxalement difficile de trouver des informations. Rien sur Agoravox, ni sur AnciensActeursPornos.com.
Le ti-gre, un magazine bi
Ce qui te prend le plus de temps en ce moment, c'est le Tigre, bien sûr. Répondre aux interviews suite au portrait Google, une chouette idée au fait. Et puis essayer d'établir un équilibre économique. Une gageure dans le monde actuel. Au début, l'idée de Tigre c'était de sortir toutes les semaines, comme un hebdomadaire quoi. Mais financièrement ce n'était pas jouable. Bonjour le bi-mestriel. Qui n'est pas un magazine pour les bi, quoique tout le monde peut le lire, ni un journal fait à deux, même si Lætitia est toujours à tes côtés, mais un magazine qui paraît tous les deux mois.
Vive les logiciels... Libres !
Tu voyages beaucoup dans ta tête. C'est l'avantage d'avoir de l'imagination. De Panama, ton éditeur pour Metzland, ta vie romancée en 2006, à Lisbonne, où tu écris les textes d'un recueil de dessins de Nicolas de Crécy. Je n'ai vu que deux photos de toi. En noir et blanc, comme la mise en page du Tigre.
« Il a l'air d'un ange, mais c'est un diable de l'amour,
Du bout des hanches et de son regard de velours,
Quand il se penche, quand il se penche, mes nuits sont blanches », (Carla Bruni, Raphaël). Tu portais un débardeur noir, les cheveux, châtains ?, coupés courts, revenants un peu sur les oreilles.
Le 13 janvier tu étais à Aix-en-Provence, pour présenter le Tigre puis pour une formation à l'école d'art. Le 12 février, tu seras à Marseille pour en faire autant, à la librairie du Lièvre de mars. J'ai cru comprendre que les transports fonctionnaient mal par grand froid dans la région mais delà à mettre un mois pour passer d'Aix à Marseille. On connaît de mauvais étudiants qui ont mis moins de temps pour avoir leur Deug. En août, tu étais à Mont de Marsan pour des Rencontres Mondiales sur les logiciels libres. Comment utiliser Scribus, Gimp et compagnie ? Passionnant programme... libre bien entendu, comme tout ce qui touche à toi.
Depuis ton buzz sur Marc L. on peut imaginer que plus de 15 à 20 personnes par jour iront sur le site du Tigre, ce qui était déjà beaucoup selon toi « ce qui est beaucoup pour un site qui ne bouge pas énormément », comme pouvait l'être R de réel. J'ai aussi l'impression que tu t'es un jour embarqué dans le journalisme pour le Journal de la République, éphémère quotidien lancé par Henri Emmanuelli en 1998 et disparu au bout de onze numéros. Mais « Il » est peut-être un autre. Tu aurais pu aussi te voir dans la petite lucarne pour quelques portraits mais depuis 1998 et un court métrage avec la soeur d'Edouard Baer, avec Isabelle Nanty, on sait que tu n'as pas la télé.
Tigresquement
08:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Google, portrait, Raphaël M, Brest
24.11.2008
La crise émissaire
On a connu le bouc-émissaire, Benjamin Malaussène dans les bouquins de Daniel Pennac, les vaches-émissaires, celles qui pètent et dégagent 600 litres de méthane au minimum par jour, un gaz en partie responsable de l'effet de serre sur notre planète, let me you to introduce "la crise-émissaire". Pas un seul jour sans que les annonces de plans sociaux se succèdent à d'autres plans sociaux, qu'arrivent le temps des oxymorons économiques, "la croissance négative", très belle invention, que les cours de la Bourse n'arrivent pas à redécoller malgré le Viagra des aides publiques…
Voilà et si la crise n'expliquait pas tout. Certes, le ralentissement économique mondial sur notre planète est indubitable, la Russie voit son taux de croissance prévisionnel diviser par deux, la Chine perdra au moins quatre points de croissance, les pays occidentaux ne devrait pas échapper à une récession… Bref, le panorama est plutôt obscur. Néanmoins, certains secteurs de marché résistent les biens de consommation durable par exemple.
Conservatisme contre innovation
De plus la conjoncture sert souvent de paravent à des causes plus structurelles. Prenons l'exemple du secteur automobile, celui qui, après l'immobilier souffre le plus en ce moment. Les ventes d'automobile baissent, c'est un fait. La crise en est-elle la seule raison ? Pas sûr. Quand Peugeot et Renault s'escriment à lancer de nouveaux modèles 4*4, au moins trois siècles après le pic de ventes sur ce segment, est-ce la faute à la crise ou bien à deux erreurs stratégiques, celle de ne pas avoir su sentir la tendance durant les années 90 et celle d'avoir persisté à ne pas voir la tendance écologiste dans les années 2000 ? Quand les constructeurs américains continuent à proposer à leurs clients des voitures qui consomment plus de dix litres au cent quand les Américains, même les Américains, en viennent à réduire leur consommation d'automobile et à être soucieux des prix du pétrole, est-ce la faute à la crise. Quand les majors du disque annoncent des licenciements par milliers dans leurs effectifs, d'où bient la responsabilité ? Aux millions de téléchargeurs illégaux, dont beaucoup figurent également dans les listes des plus gros acheteurs légaux ? Ou bien à l'absence de réflexion et de courage à inventer de nouveaux modèles économiques, basés par exemple sur la forfaitisation des achats de musique (un abonnement mensuel pour écouter un nombre limité ou illimité de morceaux), à se lancer dans la vente de musique en ligne.
Le conservatisme ne fait pas bon ménage avec l'économie dont les révolutions viennent de l'innovation et du changement de comportement des consommateurs. Sinon Bis n'aurait jamais inventé son briquet jetable et l'homme mangerait du mammouth dans sa grotte en tirant ses cheveux de sa femme pour l'attirer au lit. Sur ce dernier point, à en juger par le nombre de décès ayant pour cause les violences conjugales, près de 200 par an en France, on peut douter de l'évolution. Comme si le biais du lampadaire faisait encore des siennes.
Combien des suppressions d'emplois actuelles sont mis à bon compte sur le dos de la crise et pas sur les erreurs des dirigeants, des archaïsmes de fonctionnement de certaines entreprises, sur les lourdeurs administratives, sur le poids de la dette qui empêche (l'Etat français va emprunter plus de 150 milliards d'euros cette année) de trouver les marges de manoeuvre pour relancer la machine ? Il est plus facile d'accuser la pluie quand sa maison est inondée que de sanctionner celui qui a oublié de fermer le robinet. Et tout à chacun fonctionne de cette façon, légitimant la réaction de l'autre. "C'est pas ma faute, monsieur l'agent, quand le feu est passé au rouge, je pensais à la crise, et puis le trou noir"
16:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, crise, économie, cabon
05.11.2008
Barack Obama. Pourquoi il risque de nous décevoir
[dailymotion x7b1f7]
L’élection du 44ème président des Etats-Unis aura permis aux présentateurs des journaux du petit matin en France de ressortir leur dictionnaire d’adjectifs et de superlatifs. Au premier rang desquels, le mot Historique. C’est oublier que toute élection présidentielle américaine appartient à l’histoire au moins depuis Theodore Roosevelt et l’implication dans les affaires étrangères de la puissance étatsunienne. Si l’élection de ce président métis, jeune, 47 ans, charismatique, il n’est qu’à écouter ses discours, est sans doute une bonne chose pour les Etats-Unis après huit années de bushisme, il est à craindre que le florilège d’éloges entendu ici et là en France laisse un goût amer. En voici quelques unes des raisons qui ne manqueront de faire réagir les lecteurs d'Agoravox :
1. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Et pas de l’Europe, ne nous en déplaise. Et comme tout président, il se doit en premier lieu de penser à son pays et à ses concitoyens. On peut penser que Barack Obama sur lequel l’emprise de l’idéologie semble faible sera plus ouvert que son prédécesseur à la négociation et à la diplomatie, mais il serait faux de croire qu’il mettra d’autres intérêts que ceux des USA en priorité. Les résultats de cette élection américaine, passionnante comme toujours pour ceux qui aiment la politique, ont ouvert en France la foire à la récupération entre les invités politiques des émissions de télévision et de radios. C’est à qui tire le mieux la couverture à lui, «j’étais à Denver (sous-entendu pour la Convention démocrate) alors que d’autres se préparaient à aller à Reims », relate en substance Laurent Wauqiez ; « Non, il n’est pas à l’image du Chef de l’UMP, il n’est ni agressif, ni narcissique », écrit Pierre Moscovici sur son blog.
1. La crise économico-financière est insoluble à court-terme. La crise financière qui touche les Etats-Unis, et en particulier ses plus vieux bastions industriels, en particulier dans le Nord pour l’industrie automobile, n’est pas terminée. Trois millions d’américains ont perdu leur habitation dans la crise des subprimes et il faudra du temps pour cicatriser ses plaies. Un retour à la croissance n’est pas prévue avant 2010. C’est d’elle que dépendra la résolution de la crise du capitalisme financier. Avec ou sans Barack Obama. Sauf à ce que ce dernier réinvente un nouveau capitalisme en compagnie de ses confrères dirigeants des nations industrialisées.
2. L’Afghanistan reste une priorité militaire. L’une des premières choses que fera le président Obama sera de demander aux nations présentes militairement en Afghanistan d’augmenter leurs effectifs. Comme George Bush l’a fait avec succès. En profitant de son état de grâce international, il devrait bénéficier d’envoi de troupes supplémentaires. Si dans ses discours, Obama indique « qu’il protégera son pays par-dessus-tout, et n’enverra les soldats américains qu’avec une mission claire », en Afghanistan il n’en sera pas de même. L’objectif de lutte contre les Taliban est louable. Leur régime oppressant représentait une verrue sur l’humanisme universel. Néanmoins, on ne voit pas où cette guerre va s’arrêter. Quels en sont les objectifs précis ? Il meurt plus de soldats alliés dans ce pays qu’en Afghanistan. Pourquoi faire ? Quelle en est la fin ?
3. Nos attentes sont disproportionnées. Sur la chaîne parlementaire, Elisabeth Guigou confiait ce matin son espoir que les Etats-Unis signent le protocole de Kyoto. D’abord on dit « ratifient », pour une ancienne ministre de la Justice c’est bien le moins, car l’accord international de diminution des gaz à effet de serre a été signé par les Etats-Unis, qui proposent une alternative un peu floue, mais pas ratifié par le Sénat américain. 95 voix contre 0 sous Bill Clinton en 1997. Onze années ont passé, et certains élus se sont peut-être convertis à la cause. Mais en l’absence de majorité absolue au Congrès (c’est-dire-suffisamment de voix, 60% des sénateurs, 2/3 des représentants), même partisan de l’accord, Obama ne serait pas certain de voir son avis suivi. D’autant que de nombreux états industriels souffrent déjà du ralentissement économique (et leur non-adaptation aux nouvelles tendances sociétales). On voit mal dans ces conditions, les élus de ces Etats accepter un traité qui, à leur sens, va à l’encontre de leurs intérêts.
4. Un messie qui n’est pas prophète. Sur la chaîne ITélévisions, un reportage passait en boucle ce mercredi. Il s’ouvre sur les larmes de Jesse Jackson, compagnon de route de Martin Luther King, et ancien candidat démocrate à l’investiture présidentielle. Puis enchaîne sur le discours de Martin Luther King et établit la comparaison entre Obama et ce dernier. Si tous les deux sont des tribuns, comparaison n’est pas raison. Quand Marin Luther King se fait assassiner en 1968, les noirs disposent depuis quelques années seulement le droit d’aller à l’université et viennent tout juste d’obtenir le droit de vote. La décennie précédente, il aura fallu la révolte de Rosa Parks pour que la ségrégation cesse, progressivement seulement, dans les transports publics américains. Si filiation il y a entre les deux hommes, elle fait d’Obama l’un des héritiers de King. Si son élection a été possible ce 4 novembre, c’est aussi parce que beaucoup, noirs et blancs, se sont battus pour mettre fin à la ségrégation.
Les dictatures de l’émotion et de l’immédiateté sont les principaux ennemis du premier mandat de Barack Obama. Dans un premier temps, tout lui sera permis. Qu’il demande et il sera exaucé. Le second temps sera celui du contre-coup. Où ceux qui ont cru en lui demanderont des comptes. Leur croyance et leur confiance contre un bon retour sur investissement, si possible rapide et sans efforts.
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY[/youtube]
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=PbUtL_0vAJk[/youtube]
12:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Obama, USA, mc cain, politique, brest
02.11.2008
Quel avenir pour George Bush ?
Dans trois mois, George Walker Bush ne sera plus président des Etats-Unis, la faute au troisième amendement qui, depuis 1951, interdit au président en exercice de se représenter pour un troisième mandat consécutif, histoire de faire respirer la démocratie. Il laissera sa place pour redevenir un simple citoyen. Simple sûrement, quoique que l'homme soit plus malin qu'on ne le pense. Citoyen pas sûr. Quel effet cela fait-il de ne plus être POTUS, président of United States ? Que fait-on après avoir dirigé le monde libre, quitte à s'enchaîner soi-même à un tas de décisions que l'on ne décide pas pour en laisser le soin à ses conseillers, près de 1.800 au total, pour Bush Junior ?
43 hommes ont été élus présidents des Etats-Unis. Certains n'ont pas eu à se poser la question puisque assassinés dans l'exercice de leurs fonctions : John Fitzgerald Kennedy, Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley. Trois républicains, un démocrate, be careful, George, be careful. D'autres sont décédés dans les mois qui ont suivi la fin de leur mandat, à l'instar de James Knox Polk. D'autres sont morts durant leur mandat, tel Franklin Delano Roosevelt, au début de son quatrième mandat d'une hémorragie cérébrale. Mais l'ensemble des autres ont eu à vaquer à d'autres occupations et à réinventer leur vie.
Prenons l'exemple des présidents américains depuis la Deuxième Guerre Mondiale et de leur espérance de vie post-présidence (EVPP)
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Harry Truman. L'instigateur du plan Marshall quitte la Maison Blanche en 1953, impopulaire comme George W. Bush, qui culmine à 80% de mécontents. Il décédé en 1972. EVPP : 19 ans. Une chute dans sa salle de bain en 1964 en limite la motricité. Attention George donc, notamment en vélo.
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Dwight Eisenhower. Le successeur de Truman meurt en 1969. EVPP : 8 ans.
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John Fitzgerald Kennedy. Son avenir professionnel est définitivement réglé à Dallas en novembre 1963. Il deviendra l'icône de la politique américaine malgré un bilan plutôt contrasté sur le plan de la politique internationale.
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Lyndon Johnson. Le texan prend la succession de Kennedy dans l'avion qui ramène le corps de JFK à Washington. L'Amérique ne peut être sans chef. Il est élu dans la foulée président aux élections de 1964. Il meurt dans son ranch, cinq ans après avoir quitté le pouvoir.
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Richard Nixon. Démissionnaire suite au scandale du WaterGate en 1974, il meurt à New-York en 1994. Espérance de vie post-présidence : 20 ans.
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Gerald Ford. Le tombeur, au sens figuré s'entend, termine le mandat de Nixon. Il meurt en 2006. Espérance de vie : 30 ans. En 1976, quand il est battu par Carter, il gagne néanmoins l'ensemble de l'Ouest américain, y compris la Californie. [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/jlz0he9rtKw" width="425" height="350" wmode="transparent" /]
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Jimmy Carter. L'homme prend la place de Ford pour être battu en 1980 par Ronald Reagan. Il est toujours en vie. Espérance de vie : 28 ans (en cours)
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Ronald Reagan. Le président le plus rigolo des Etats-Unis, sauf peut-être pour les plus pauvres des Américains, accomplit deux mandats. Le plus vieux des présidents au moment de son élection décédé des suites de la maladie d'Alzheimer en 2004. Espérance de vie : 16 ans.
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George Bush Senior. Battu par Clinton en 1992, il est toujours en vie. Espérance de vie : 16 ans (en cours)
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Bill Clinton. Deux mandats et puis s'en va. Toujours en vie malgré quelques ennuis cardiaques. Espérance de vie : 8 ans (en cours)
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George Bush compte donc quelques belles années devant lui. Si l'on se fie aux statistiques ci-dessus, c'est entre 8 et 28 années, voire plus, qui lui reste à vivre. Quel sens donner à sa vie désormais. Passage en revue.
*
Ecrire sa biographie. Président américain c'est bien mais cela ne nourrit pas son homme. Le salaire s'établit environ à 400.000 dollars par an. Pas mal, mais compte tenu de la crise économique aux Etats-Unis, et du niveau de vie auquel on s'habitue, semble-t-il, assez vite, si George Bush ne veut pas demander l'aide sociale américaine, il devra trouver de nouveaux revenus. Difficile alors de ne pas céder à la tentation d'écrire ses mémoires. C'est ce que font les présidents sortants dans les mois qui suivent la fin de leur mandat. Profit attendu : quelques millions de dollars avec la vente des droits internationaux. A lui de trouver le « nègre » pour les écrire à sa place. Le premier qui répond Obama a perdu. S'il lui manque encore quelques dollars, il peut demander à son épouse d'écrire un livre de cuisines, à défaut de raconter le quotidien à la Maison blanche, voire d'écrire la version américaine de l'Almanach Vermot. C'est en écrivant sa biographie que Carter pût se sauver de la faillite alors que son exploitation agricole périclitait. Probabilité : 100%.
* Rire de tout. Mais avec n'importe qui. Probabilité : 50%. [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/lTm4p8PbMC0" width="425" height="350" wmode="transparent" /]
*
Racheter une entreprise de cacahuètes. Avant d'être président, Carter était un agriculteur du sud. Son créneau : l'exploitation de cacahuètes. Cela ne s'invente pas. Pendant son mandat, il confie les rênes à son épouse. Mais le contexte n'est pas favorable pour se faire du beurre, de cacahuètes, et l'affaire connaît de graves difficultés économiques. C'est son contrat d'édition qui lui permit de subsister décemment. Probabilité : 0%.
*
Obtenir le prix Nobel de la Paix. Décidément Carter pourrait être l'exemple à suivre. Jimmy reçoit le prix Nobel de la Paix pour son action en faveur de la paix au Moyen Orient en 2002. Depuis, il s'active sans relâche pour la paix dans le Monde et la promotion de la démocratie. Pas sûr que George soit dans son rôle le plus pertinent en défenseur des valeurs de la liberté. Probabilité : - 100%.
*
Devenir Texas Ranger. George Walker Texas Ranger. Pour tous les admirateurs de Chuck Norris dans cette série télévisée d'une rare intelligence, cela ressemblerait au Panthéon de la politique. A voir s'il n'est pas atteint par la limite d'âge. Probabilité : 10%.
*
Racheter un club de football américain. Grâce aux relations de sa famille au Texas, George qui vient du très cossu Est des Etats-Unis devient un vrai plouc avec plein d'oseilles. Sa fortune lui permet de racheter, dans les années 80, le club des Texas Rangers, tiens, tiens, et de porter une casquette sur la tête devant une foule en délire. Un retour aux sources possible. Probabilité : 30%.
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Devenir bibliothécaire. C'est une tradition aux Etats-Unis. Chaque ancien président ouvre un musée de sa présidence et une bibliothèque. Lara, son épouse, étant du milieu, c'est une ancienne professionnelle... de la lecture pour tous, elle a même créé une fondation de promotion de la lecture comme semble s'apprêter à le faire Carla Bruni-Sarkozy. Probabilité : 1%. L'actuel président des Etats-Unis préfère l'action à la narration, et dans l'oeuvre monumentale de Tolstoï, « Guerre et Paix », n'a lu que la première partie du titre. Probabilité : 1%.
*
Conférencier. Cela va de soi. Il peut envisager de faire payer ses apparitions, et ses discours, quelques centaines de milliers de dollars l'unité. Comme le fait Bill Clinton qui trouve ainsi le moyen de payer ses considérables frais d'avocats, engagés à l'occasion des différents scandales qui ont émaillé sa vie politique. Probabilité : 100%. [youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=wq7sRkg_2Ss[/youtube]
*
Retraité. Etre conférencier ce n'est pas un métier. George peut également imaginer pouvoir profiter de la rente d'une retraite bien méritée. Mais où cet argent cumulé au cours de huit années de présidence a-t-il été placé ? Si c'est en actions de banques françaises ou de compagnies d'assurance américaines, cela n'est pas gagné d'avance. Si c'est en titres de compagnies de l'industrie de l'armement ou bien d'ONG de lutte contre la faim dans le monde, le jackpot est assuré. Leur marché n'a jamais été aussi porteur.
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Pape des Born Again. La religion, George n'est pas tombé dedans quand il était petit. C'est après une énième cure de désintoxication que cet ancien alcoolique a THE révélation. Un « born-again », comme on appelle ces chrétiens qui après avoir trouvé que les voies du Seigneur étaient trop impénétrables, cherchent à rattraper le temps perdu en devenant plus bigot qu'une bigoudi. Probabilité : 0% car il n'y a pas de pape chez les protestants.
Vendeur de poupées vaudoues à son effigie, président du FMI, gérant de caisse d'Epargne, il paraît que cela ne demande pas beaucoup de qualifications, animateur de talk-shows, tenancier de bar sans alcool... les perspectives de George Walker Bush sont nombreuses. L'avenir dira si on peut être et avoir été. Go ahead, George.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9sidents_des_%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique
20:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bush, USA, Obama, McCain, Cabon, Brest
16.10.2008
Football. « Allons z'enfants de Tunisie » ou le matchus interruptus.
http://fr.youtube.com/watch?v=Hrilakgk9PM
Le football c’est du sérieux. Pour qui en douterait la réaction des représentants de l’Etat dans ce qui conviendra d’appeler « Et le terrain sifflera trois fois » *. On peut y voir une dérive à vouloir décider de tout, tout prévoir. Je pense que l’on a le droit de siffler notre hymne national. Il est idiot de le faire, mais plus encore de l’interdire. Et pourtant cet hymne me donne des frissons quand je l’entends, je me souviens de ce temps où j’en ai appris les paroles, c’était en CM2, je l’interprète comme une chanson de fraternité et d’universalité. C’en est au moins l’esprit à défaut de la lettre. Et dans le même temps quand Gainsbourg lui donne des froufrous Reggae, cela ne me gêne pas. Je pense que c’est son droit de citoyen d’un pays libre. Subversif ? Peut-être. Et puis c’est une sacrée leçon pour les Tunisiens, d’origine ou de naissance, qui ont sifflé. Parce que dans leur pays, outre-Méditerranée, pas sûr que cela soit possible, sans risques majeurs, de donner son opinion d’une telle façon. Parfois même il y a contagion, puisque dans un récent hors-série sur la Tunisie, « merveilles et bijoux », du magazine Géo, pas un mot sur les droits de l’être humain dans ce pays.
Les siffleurs ne sont pas les payeurs, comme dit le dicton. Pour comprendre, dans son numéro de mai dernier, le mensuel So Foot, donnait la parole à un jeune dans une interview croisée avec Lilian Thuram. Ce jeune avait participé à l’hallali et à l’envahissement du stade lors du match France-Algérie en 2001. Il raconte comment il a l’impression de ne pas être à sa place nulle part. C’est un jeune qui doute, de son avenir, de ses capacités. En pleine crise de confiance, il trouve là un exutoire.
« On interrOMPt le match », sur RTL
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http://www.youtube.com/watch?v=88UuZWWrdqY
Un sifflet pendant la Marseillaise, et hop « On interrompt le match », comme dirait Eugène Sacommano. Par exemple, la prochaine fois que l’équipe de France est menée au score, genre, 2 à 0 à quelques minutes de la fin, on lance un groupe de supporteurs à l’attaque de la Marseillaise en demandant de l’entonner bruyamment. Et dans le même temps une équipe d’agents de la Fédération Française de Football (FFF) débute une campagne de dénigrement et de sifflets aidés en cela par des appareils automatiques de sifflements, basés sur les enregistrements du Stade de France, parce que tout de même. Mais déguisés en supporteurs de l’équipe adverse. On interrompt le match, et on doit le refaire sur terrain neutre.
Désormais, il faudra également prévoir 350 cars de CRS à chaque match de l’équipe de France au stade du même nom au cas où le match soit annulé au dernier moment. Déjà que ce n’est pas très fin un supporteur-ultra quand il y a match, je vous raconte pas ce que cela donne en l’absence de rencontres.
http://www.youtube.com/watch?v=ABTR2Xe_sGw
Effet papillon
Quid du remboursement également ? 80.000 personnes qui assistent à un match, à 20-30 euros la place, cela nous fait plus de deux millions d’euros de recettes de billetterie. Qui paie ? L’Etat, donc les contribuables ? Et les recettes pub sur les panneaux du match, sept millions de téléspectateurs qui ne pourront pas voir que Nutella est « votre amie pour le petit déjeuner », et quid de la chaîne qui retransmet le match : annulation des écrans publicitaires, manque à gagner, plusieurs millions par matchs, obligation de passer un épisode d’Angélique, ange gardien. Quid de la Fédé qui ne touchera pas d’argent sur un match que l’équipe de France n’aura pas joué ? Quid des primes aux joueurs qui ne les toucheront pas car le match n’aura pas eu lieu ? Sans compter les sponsors dès lors non-exposés au temps disponible des spectateurs et téléspectateurs ? Et donc par là les usines pakistanaises de la marque de sportswear ? Tous ces petits enfants mis au chômage pour quelques sifflets ? Et les conséquences sur la balance commerciale extérieure de la Chine, qui dispose aussi d’usines d’assemblage ? Et de fait sur ses excédents de devise qu’elle réinvestit dans le dollar américain en achetant la dette américaine (1.500 milliards de dollars de créances achetées par les Chinois) ? Et donc sur le cours de la devise par rapport à l’euro ? Si le dollar dévisse, ce sont nos exportations qui trinquent. Avec les conséquences sur l’emploi et les délocalisations qui ne manqueraient pas de suivre.
Les pauvres ont aussi le droit à la passion
Un peu anxiogène cette situation ? Sans conteste. En accordant autant de crédit à ces sifflets, les responsables de l’Etat montrent qu’ils ne connaissent rien au football. Tous les week-ends, sur tous les stades, des hordes de supporteurs tentent avec une certaine réussite de montrer que Darwin avait raison, nous descendons bien du singe. J’adore ce sport, j’y joue depuis que j’ai six ans, je vais de temps en temps au stade, je regarde des matchs à la télé, je vais en Lituanie en mars soutenir l’équipe de France, mais franchement, il y a dans les travées des stades une sacrée flopée d’imbéciles. Autant que je comprends que l’on défende les couleurs du RC Lens, pour des raisons culturelles, quasiment identitaires, en criant son nom, en chantant les Corons, en s’habillant en Rouge et Or, c’est bizarre, mais il n’y a aucune raison que les pauvres n’aient pas le droit à la passion, autant l’extrêmisme, la bêtise de ces rangées de supporters qui crient « Enculé » quand le gardien de but adverse dégage son camp. Quand j’étais petit, je n’étais pas grand, et dans les travées du stade Francis Le Blé, moi aussi, j’en ai été, je le confesse. Je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, mais je savais que je n’aurais pas nommé mon père ainsi sans risques. Emporté par la liesse, la possibilité de braver un interdit facilement, protégé par la masse. Et puis j’ai eu 10 ans, et j’ai arrêté.
Dans d’autres stades, ce sont les cris de singes quand un joueur de couleur noire entre sur le terrain. Peu importe qu’il porte les couleurs de l’équipe supportée par les imitateurs. Actes de racisme ordinaire. On interrompt le match aussi ? Le problème du football est systématiquement le fait d’une minorité. Quelques centaines dans les kops du PSG, pas beaucoup plus à Marseille ou dans les équipes italiennes. Italie où 9 équipiers titulaires sur 11 de l’équipe nationale revendiquent une certaine fascination pour le régime mussolinien. On pourrait proposer de refuser le match, contre les siffleurs, les tricheurs, les truqueurs, les meilleurs. Dès lors, tous les espoirs ont permis pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.
*C’est un jeu de mots nul qui peut me valoir des sifflets, des huées, ou bien une lapidation express, uniquement entre 12 et 14 heures. Il vient du fait que lors de matchs contre l’Algérie en 2001, contre le Maroc en 2007, puis contre la Tunisie en 2008, l’équipe de France et son hymne, dans son stade, ont été sifflés.
22:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : football, marseillaise
10.10.2008
Je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati
J'avais pourtant un prénom tout trouvé : Salvador. Salvador Dati. Un vrai nom d'artiste. Que dis-je une marque. Il aurait été peintre ou bien croupier au Casino du Croisic. Il aurait eu un métier, un compte en banque chez Lehman Brothers, il aurait fait du scooter avec Jean Sarkozy, peut-être qu'il aurait épousé la fille du Boulanger. Pas la fille Boulanger, la fille du Boulanger, mais ses yeux de myope l'ont empêché d'en voir les charmes, cachés derrière un petit pain en chocolat.
Si cela avait été une fille, elle se serait appelée Edvige. Avec toutes ses fiches, elle aurait été bibliothécaire et serait tombée amoureuse de Monsieur Larousse car « il a plein de mots à l'intérieur qui me font rougir quand je les entrevois ».
Rachida, tu permets que j'appelle Rachida, « je te dis Tu à ceux que j'aime, même si de l'enfant, je ne suis pas le papa », pour parodier Prévert, ce n'est que partie remise. Pour le prochain, tu verras, je ferai les choses comme il faut. Je t'inviterai au resto, tu mettras ta plus belle robe, et puis je t' emmènerai dans ma deux-chevaux. Et nous galoperons comme si nous étions seuls au monde. Mais aujourd'hui ce n'est pas possible, vendredi pareil Je crois que Bénabar n'est pas libre non plus. D'ailleurs on est plusieurs à démissionner du groupe des postulants.
Avec Bernard Laporte et José Maria Aznar on a fondé un groupe sur Facebook babe, « Je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati ». Invités également : l'acteur de théâtre Arthur, Nicolas Sarkozy, Garcimore, Majax et David Copperfield. Pour l'heure, les trois derniers ont disparu, et les deux premiers réservent leur réponse. Le temps d'une ultime vérification sans doute.
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=7znN36BNMcA[/youtube]
17:42 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rachida Dati, UMP, Laporte, papa, enfant, Brest
11.09.2008
Gestion de l'eau : ne pas faire le lit du dogmatisme
Le quotidien Ouest-France publie dans son édition du jour un dossier sur la gestion de l'eau. Voici le courrier que je viens d'envoyer à ce journal dont je suis un fidèle lecteur tout comme du Télégramme d'ailleurs.
"Dans votre dossier paru dans l’édition de ce jour, vous posez la question de la gestion de l’eau et reprenez les propos tenus par Maxime Paul, vice-président de la CUB-BMO en charge de l’eau. La position qui est la sienne sur le recours au service public pour la gestion de l’eau pose question et mérite quelques éclaircissements. Elle illustre en effet une forme de dogmatisme désuet sur un thème qui engage durablement la collectivité et les habitants. En donnant la réponse avant même d’avoir posé la question, la municipalité oublie de poser d’abord la question des objectifs. Que voulons-nous demain ? A la fois une haute qualité de service d’un point de vue de la disponibilité, des normes sanitaires, et un prix en baisse dans la mesure du possible. En 2000, Quimper, dirigée par Bernard Poignant (PS), avait renégocié son contrat d’affermage, grâce à une mise en concurrence des entreprises, en gagnant au passage 24% sur la facture des abonnés ! Tout en restant lié à un groupe privé. La marge de manœuvre existe donc bel et bien.
Le recours à une gestion publique de l’eau semble, a priori, être le plus avantageux puisqu’il ne fait pas du profit un objectif prioritaire. Mais pour que la réponse soit conforme aux intérêts des habitants de la CUB, une étude comparative doit être menée et le choix de la solution ne peut se faire qu’une fois cet audit réalisé dans le cadre d’un débat public plus large que le simple cénacle du conseil communautaire. C’est aussi cela la démocratie sur un sujet complexe, les rapports publics sur l’eau potable et l’assainissement dépassent au total les 150 pages, truffées de chiffres. Quant à la transparence, on peut l’appeler de ses vœux, la mettre en œuvre semble être une autre affaire. C’est du moins le sentiment que nos concitoyens voisins de l’usine d’incinération, gérée par la Sotraval (une SEM), peuvent avoir quand à leurs demandes d’études sur l’impact de la dioxine émise par la déchetterie répond un silence assourdissant.
Mikaël Cabon
Tête de la liste aux municipales 2008 « Modem-Brest au cœur »
17:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Eau, Brest, Modem, PS, UMP, dogmatisme, cabon








